
Les dames ont toujours choisi la ville de Blida pour se préparer dans la quiétude. En gardant le sourire aux lèvres, elles décompressaient comme elles le pouvaient. Il était 14h30, jeudi, le bus transportant l'équipe algérienne s'est arrêté devant le portail menant à l'antre de la salle Hacène Chalane de Blida, le lieu de compétion et porte bonheur des dames algériennes. Pour rappel, c'est dans cette même salle Hacène Chalane de Blida, un certain vendredi 26 janvier 2008, en battant l'Afrique du Sud sur le score de 3 sets à 0 (25-12, 25-10, 25-18), que les filles se sont qualifiées pour les JO de pékin. Auparavant, le six national, sous la conduite de Mouloud Ikhedji, avait pris le dessus sur le Cameroun (3-0), le Kenya (3-0) et le Sénégal (3-1). Les coéquipières de Fatma Zahra Oukazi ont terminé le tournoi préolympique disputé du 21 au 26 janvier 2008 à Blida, avec 4 victoires en autant de matchs joués. Strumilo et sa bande font leur entrée et se dirigent vers les vestiaires. Malgré un ciel grisâtre et un temps venteux, les joueuses se dirigeaient sans tarder vers le parquet. Souriantes et décontractées, les joueuses qui foulaient successivement le ground, s'amusaient ensemble en se passant le ballon. La présence des représentants des médias à l'entraînement semble ne pas gêner le staff technique et les joueuses. Et quand l'une des filles est abordée par un supporter ou un homme de la presse, elle s'arrête volontiers pour lui accorder une interview, toujours avec le sourire. Le trophée ou la qualification, c'est la première chose à laquelle on pense, et ce, peu importe la question qu'on pose. «Nous espérons faire un bon tournoi et vous donner du bonheur», a lancé Safia Boukhima (21 ans) ex-sociétaire du club de l'ASW Béjaïa, Vraisemblablement très émue de disputer cette joute continentale : «Les jeunes du groupe, tout comme moi, sommes émues de disputer cette compétition d'envergure. Tous les jeunes souhaitent apporter le plus escompté», dira cette jeune volleyeuse. Et c'est à 16h45, alors que les premières balles s'abattent sur le terrain, que le coach sifflait le coup d'envoi, non pas du match, mais de l'avant-dernière séance de préparation qui s'est déroulée devant une cinquantaine de spectateurs, venus observer à l''uvre les détentrices de la médaille d'or des JA de Maputo 2011. Pendant près d'une heure, les filles se sont livrées à des exercices légers. Contrôle de balles, passes courtes sur des petites parcelles de terrain, et pour conclure, un petit exercice d'application. Tout s'est fait dans une ambiance plutôt décontractée. Les caméras de télévision, les flashes d'un appareil photo, ne les gênent guère. On plaisante, certes, mais on demeure concentré. Et contrairement aux apparences, le stress est bien là, mais on le stigmatise : «Les filles sont des habituées des grands tournois, que ce soit à l'échelle nationale qu'à celle continentale. N'empêche que les tournois qualificatifs à une compétition d'envergure des JO sont des matchs piège par excellence. La sélection algérienne dames est une équipe qui force le respect. Les ambitions de remporter les trophées sont légitimes. De plus, elles abordent leur explication au bout d'une longue et épuisante saison. On se rappelle forcément des difficultés que les filles ont connues tout au long de la saison. Elles se disent alors que le salut passe par une consécration. Et quand elles pensent à tout cela, elles sont forcément stressées. Elles essayent donc de stigmatiser le stress en plaisantant ensemble tout en restant bien concentrées aussi bien à l'entraînement que durant les séances de visionnage», explique les dames. Et pour pouvoir garder le cap à l'entraînement, on n'hésite pas à se défouler à l'hôtel.
On fait comme on peut
La célèbre joueuse Lydia Oulmou (Istres Ouest Provence VB) livre la recette pour rester à la fois décontractée et concentrée à l'entraînement : «A l'hôtel que ce soit à la réception ou dans nos chambres, la finale ou la qualification s'invite dans nos discussions. Et pour combattre le stress, on navigue sur Internet ou on regarde le volley-ball européen à la télé. La semaine qui a précédé le tournoi qualitatif, nous avons conservé nos habitudes. Il y a sans doute un peu de stress, car on ne peut pas échapper à la pression du match. C'est pourquoi, nous avons essayé de créer une bonne ambiance. Ça nous arrive aussi de nous défouler un peu, histoire de décompresser», a-t-elle fait savoir, tout en ajoutant : «Tout au long de la saison, nous avons effectué plusieurs stages. Nous ne sommes donc pas à notre premier rassemblement. A force d'être ensemble durant les stages et les mises au vert, nous avons appris à vivre en famille. Et c'est agréable.» Dans leur lieu de retraite à Blida, les joueuses conservent le sourire, alors qu'elles s'apprêtent à se diriger vers le restaurant pour dîner. Elles se comportent comme des membres d'une grande famille. «Nous avons passé plus de temps ensemble qu'avec nos familles. Nous avons appris à nous connaître. Nous parlons beaucoup ensemble pour être prêtes à tous les scénarios imaginables», souligne la belle Lydia.
A. B.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Adel Bounaceur
Source : www.latribune-online.com