Plusieurs enseignants, exerçant au pôle universitaire d'El Affroun et relevant de l'université de Blida, sont en grève depuis une dizaine de jours.
Leur revendication majeure : attirer l'attention de la tutelle quant aux conditions de leur travail. Ils exigent notamment plus de sécurité à l'intérieur du pôle. «Des étudiants qui se baladent avec des épées, des étrangers à la fac qui pénètrent facilement l'université et commercialisent, en toute quiétude, de la drogue ou des boissons alcoolisées, c'est grave. D'autant plus qu'il y a déjà eu des cas d'agression», dénonce un groupe d'enseignants du département de français.
Pis, le manque d'hygiène et les commodités les plus élémentaires pour un enseignant rend la mission de ce dernier difficile. «Le pôle d'El Affroun manque de presque tout. Nous n'avons ni internet, ni moyens de transport, ni bibliothèque, ni bureau et pas même de foyer. Depuis trois ans, nous sommes contraints de ramener avec nous des sandwichs. Enseigner au pôle d'El Affroun est synonyme, pour nous, de calvaire», ajoutent les mêmes enseignants.
Cette grève a coïncidé avec les examens de fin d'année. Malgré cela, l'administration a maintenu la date de ces examens où les étudiants sont surveillés par des administratifs ! Les enseignants grévistes crient au scandale et ne comptent surtout pas valider les EMD. D'après le bureau du CNES qui chapeaute ce mouvement de grève, c'est le département de psychologie qui connaît le taux de suivi le plus important, avec 95% de grévistes. Il est suivi du département de français (60%) et d'arabe (50%). Les grévistes ne comptent pas baisser les bras, tant que leurs revendications ne sont pas concrétisées par les responsables de l'université.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Benzerga
Source : www.elwatan.com