Lounes Khaled a préféré, en 2004, rentrer au bled pour investir notamment dans l'élevage bovin.
Ancien émigré en France et possédant un diplôme universitaire en mathématiques, il a acheté, aux environs d'El Affroun (Blida), une exploitation agricole collective (EAC) de 17 hectares qui était à l'abandon. Possédant soixante vaches, il pense parfois à vendre son cheptel tant que cette activité n'est pas convenablement soutenue. «J'ai construit l'étable, j'ai réalisé aussi deux forages et j'ai fait introduire l'électricité dans mon exploitation. Le tout pour une centaine de millions. Finalement, je me rends compte que ce créneau n'est pas porteur. La botte de foin est à 1000 DA ; la paille à 700 DA.
Blocage du foncier, accès quasi impossible aux crédits bancaires, y a de quoi penser à jeter l'éponge», insiste Lounes Khaled. Et de poursuivre : «Il y a un manque terrible en main-d''uvre qualifiée et cela ne cesse de pénaliser lourdement le métier d'éleveur». Pour lui, la subvention de l'Etat à 12 DA/ le litre au profit du producteur n'est guère suffisante. «Elle doit être au minimum à 20 DA. Actuellement, l'Etat algérien subventionne, d'une manière conséquente l'éleveur étranger au profit de l'Algérien, et ce, à travers l'importation massive de la poudre de lait», a-t-il conclu.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M B
Source : www.elwatan.com