Le directeur général d'IBC, Nacer Mansouri, a défendu la position d'IBC et du Groupe CNAN quant aux accusations portées par le personnel navigant à leur égard.
Dans un entretien par téléphone, le DG a expliqué que le Groupe Cnan rencontrait des problèmes financiers auxquels il était contraint de licencier son personnel. La solution trouvée pour préserver les emplois et maintenir la continuité des salaires de ce dernier était de créer une nouvelle filiale d'où la naissance de la filiale IBC, privatisée en 2007 à 51%. Le personnel était donc transféré à cette filiale et tout allait bien, souligne-t-il, jusqu'à l'apparition d'un litige entre IBC et ses associés sur le paiement des frais de réparations des navires. Un litige, rappelle-t-on, qui a poussé la partie privée, majoritairement étrangère, à désarmer les navires et à mettre plus de 200 marins en chômage. Il a ajouté qu'IBC /Cnan a, toutefois, fait tout ce qui est de son possible pour rétablir la situation des marins en portant l'affaire en justice suite aux deux décisions émises par les pouvoirs publics à savoir, la création de postes de travail temporaires pour ces marins, le temps de rapatrier les navires ainsi que le rapatriement des huit navires d'IBC. Cette opération «devrait être accomplie dans les prochaines semaines», précise-t-il, en notant que malgré tous les efforts fournis et consentis, les marins impatients, n'approuvent pas ces efforts et veulent à tout prix leurs indemnisations sans tenir compte des déficiences financières d'IBC. Il a par ailleurs démenti les déclarations du syndicat du personnel navigant d'IBC qui «prétend que tout le personnel au nombre de 250 marins a refusé le travail». En ce sens, il dira : «Je peux dire qu'une bonne moitié d'eux ont rejoint leurs nouveaux postes.» Pour ce qui est du retard de paiement des 17 marins algériens, otages du MV Blida en Somalie, il a indiqué qu'ils ne sont pas les seuls dans ce cas mais aussi les otages étrangers qui étaient dans le même navire. Selon lui, ces otages étrangers ont esté en justice l'armateur grec qui leur doit dix mois de salaire, représentant la période de leur détention. Il argumente que les étrangers ont lancé la procédure judiciaire contre l'armateur grec tandis que les 17 marins algériens ont refusé au mois de janvier passé cette option qu'il leur a proposée. Interrogé sur ce que IBC pourra faire pour ces 17 marins dont l'état psychologique les empêche de rejoindre la mer, il dira : «à une exception près, ils peuvent tous prétendre à la retraite».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : H A
Source : www.lnr-dz.com