Le MSP a remporté moins de 30% de l'APN. Le parti de Aboudjerra Soltania, néanmoins, amélioré son score de 2002 en remportant 52 sièges contre 38 lorsde la précédente législature. Jusqu'à jeudi soir, le patron duMSP était toujours optimiste de rafler les 30 % des sièges à l'Assembléepopulaire nationale. «Ma chaâ Allah», telle est l'expression répétéeavant-hier, vers les coups de 21 heures, à la salle des opérations au siège duMSP, avec l'annonce des premiers résultats du dépouillement. Les leaders MSP croyaient à laréussite en annonçant des victoires partielles. «Nous sommes déjà les premiersdans sept bureaux à Blida», a affirmé de suite Aboudjerra Soltani. Mais selonles résultats préliminaires rendus publics hier, le MSP a été classé deuxième,après le FLN, avec deux sièges seulement à Blida, wilaya connue pour être lefief du défunt Mahfoud Nahnah. Aboudjerra Soltani n'a pas semblédésemparé, lors d'une conférence de presse tenue au CIP hier. Le chef du MSP aexprimé sa satisfaction quant aux résultats obtenus. «Les résultats ont toutsimplement reflété la volonté du peuple», a-t-il déclaré. Reconnaissant que la victoire n'apas été reluisante du fait que son parti n'a pas atteint les résultatsescomptés, Soltani a affirmé être tout de même satisfait. «Nous avons obtenus14 sièges supplémentaires par rapport au précèdent Parlement», a-t-il dit,«Nous avons eu 120.000 nouveaux votants pour notre parti», a-t-il encoreexpliqué. Et d'expliquer que l'objectif principal du mouvement est d'attirerplus de partisans et d'adhérents. Les véritables raisons de lasatisfaction du leader du MSP ne sont pas seulement l'augmentation du nombre desièges au Parlement ou l'augmentation sensible du nombre de votants pour sonparti, mais, selon ses dires, c'est le fait que son parti a gagné plus de placedans le cercle de l'alliance «puisque le parti FLN est passé de 199 sièges à136», a-t-il précisé, ajoutant que cet état de fait conduira à un équilibredans l'alliance du fait qu'il n'y a pas un grand écart entre les partis et iln'y aura pas une grande force qui orchestre, à elle seule, le Parlement. Concernant la désaffection desélecteurs, autrement dit le faible taux de participation, Soltani s'est ditsurpris «64 % de taux d'abstention, c'est énorme et le fait que presque 1million de suffrages soient annulés, c'est plus grave», a-t-il affirmé enappelant l'ensemble des partis politiques à faire des lectures politiques,sociales et culturelles sur ce désintéressement de la part des citoyensalgériens. Et si Soltani a été surpris de la faible participation des citoyensalgériens à ce vote, c'est parce que lui-même avait annoncé à deux jours duscrutin, qu'il y aurait une large participation des électeurs comme celleenregistrée en 1995. Il avait même précisé qu'il ne s'agissait pas d'un sondagemais d'un pronostic fiable effectué par l'Institut de sondage propre au MSP. Si Aboudjerra Soltani a dénoncéénergiquement les dépassements signalés dans les bureaux de vote, avantl'annonce officielle des résultats, c'est-à-dire jeudi soir, il s'est contenté,hier, de dire qu'il y a eu des dépassements et des recours seront remis auConseil constitutionnel, le seul habilité à trancher. Le chef du parti MSP avait, tarddans la soirée du jeudi, fait état devant des journalistes de dépassements dansla majorité des bureaux de vote à travers l'ensemble des wilayas. Il a parlé deviolation du texte de loi régissant les élections et le non-respect de l'instructionprésidentielle exigeant la régularité du vote. Soltani avait précisé que desobservateurs ont été même renvoyés sans motif valable des bureaux de vote etd'autres ont été empêchés de pénétrer dans les bureaux de vote à leurouverture. Aboudjera Soltani a déclaré hierque dans quelques jours on ne parlera plus de dépassements mais de résultatsseulement. Interrogé sur la lettre de SaïdBouchaïr adressée au Président à travers laquelle il avait dénoncé desanomalies dans les bureaux de vote ainsi que des cas de fraude, Soltani ademandé aux journalistes d'aller interroger Saïd Bouchaïr en personne et luidemander comment on peut rédiger et signer une missive sans en être sûr,surtout quand on l'adresse au président de la République. «Il faut lui poser laquestion pourquoi il s'est rétracté après ?», a-t-il demandé en recommandantplus de «sérieux» dans ce genre de situation.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : M Aziza
Source : www.lequotidien-oran.com