La société algérienne est en perpétuel changement. Elle affronte l'évolution que connaissent les pays développés, sans avoir les moyens adéquats pour gérer les phénomènes qui en résultent.
Faire un état des lieux et définir les défis et les enjeux de la société algérienne, tel a été le thème du Colloque national sur «La femme, la famille et la société» organisé mardi et mercredi par la faculté des sciences humaines et sociales au pôle universitaire d'El Affroun.
De débat en débat, les intervenants de onze wilayas du pays ont mis l'accent sur les différents nouveaux phénomènes en Algérie.
Ils citent, entre autres, la violence, la déviation des mineurs et les effets notoires des nouvelles technologies de l'information et de la communication.
«Les statistiques de la Gendarmerie nationale révèlent qu'il y aurait pas moins de 5000 crimes commis par les femmes annuellement», déclare Derouache Rabah, organisateur et conférencier de cet événement. «Ceci est un nouveau phénomène dans notre pays. Il y a quelques années, la femme était victime de la violence de la part des hommes. Aujourd'hui, elle est la criminelle. Les raisons de ces changements comportementaux sont notre centre d'intérêt». Selon notre interlocuteur, l'Algérie est condamné à subir ces changements :
«Nous devons analyser les données recueillies sur le terrain, puis les fournir aux instances concernées afin d'éviter le pire, explique-t-il. Dans ce sens, l'université Saâd Dahleb de Blida a signé récemment une convention de partenariat avec l'Agence nationale de développement social (ANDS), dans le but d'avoir accès aux données que possède cette institution sur le terrain».
Afin de mettre en 'uvre ce travail en commun, des centres de prévention sociale sont mis en place au pôle universitaire.
Composés d'étudiants et de chercheurs, ils seront chargés de faire des sorties sur le terrain et d'analyser les informations fournies par l'ANDS.Merkiche Noureddine, représentant de cette institution, déclare qu'un Atlas socio-économique des 48 wilayas est en train d'être achevé. «Nous sommes aujourd'hui à mi-chemin. Nous avons terminé l'Atlas de vingt-sept wilayas. Les autres sont en bonne voie», détaille-t-il. Au bout du deuxième jour, cette rencontre a abouti à plusieurs recommandations que tous, organisateurs, intervenants et invités espèrent être prises en considération.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Asma Bersali
Source : www.elwatan.com