Les élections battent leur plein dans la wilaya de Blida pour le renouvellement des instances locales l C'est le moment opportun de s'arrêter sur la dynamique de développement et les réalisations bloquées.
Les citoyens sont perplexes devant le choix qui leur est proposé, car de nombreux élus ayant eu en charge la gestion souvent défaillante sont en bonne place dans les listes électorales. Pour eux, élus et représentants locaux sont dans le même sac, accumulant les nombreux retards, notamment dans les projets sociaux et sectoriels. En un mandat électif de cinq ans d'exercice, les grands projets lancés ou en chantier ont connu des retards. Même le wali en place, venu avec l'idée de booster la croissance et le développement, bute devant la persistance de ces problèmes, tels que les retards, les réactualisations et les avenants.
S'agissant de la nouvelle université d'El Affroun, certes elle a été ouverte, mais dans des conditions pénibles avec le manque de commodités, dont la construction de la clôture pour sécuriser les étudiants ; ainsi que le projet de la gare routière dont l'espace a été pourtant choisi ; le projet d'aménagement du centre-ville de Blida datant de plus de dix ans ; le siège de la commune et le parking à Blida ; le centre d'enfouissement de Aïn Romana pour déplacer les deux décharges de Bouroumi qui continuent à empoisonner la vie des habitants en polluant l'environnement et la plaine agricole.
Le grand projet de mise en valeur touristique de Chréa est toujours en souffrance, alors que le téléphérique est souvent en panne.
La ville de Blida, supposée être un lieu de rayonnement, manque de plan de circulation digne de ce nom.
Blida sans feux tricolores
Les feux tricolores sont à l'arrêt pour ceux qui existent, et de nombreux carrefours en manquent cruellement. Pour l'aménagement des grands boulevards et la réhabilitation des cités, la plupart des communes enregistrent également des retards. Celui de la cité des 1000 Logements de Ouled Yaïch remonte à 2006. Même si son aménagement a été lancé, la qualité des travaux laisse à désirer, puisque ceux qui sont derrière ce projet ont eu recours au béton poreux qui s'effrite facilement.
Une partie des bâtiments de la même cité n'a pas été ravalée à ce jour. Les seules réalisations entièrement terminées sont l'aménagement du boulevard Kritli Mokhtar à Blida-ville, et l'informatisation de l'état civil, un soulagement autant pour la promenade sur pavés, que pour la délivrance des documents d'état civil sans vivre le calvaire d'antan. La construction de la nouvelle prison, située à la sortie de La Chiffa, lancée en 2005 et d'une capacité d'accueil de 1000 places, connaît également des retards alors que des projets semblables ou plus grands dans d'autres wilayas, lancés en même temps, sont déjà terminés. Ce projet ne sera réceptionné que dans 18 mois, nous dit-on.
Le logement, dans ses différentes composantes, n'est pas mieux loti ; ce qui inquiète les citoyens, c'est également le cas pour l'institut du rein, lancé en 2005 par le président de la République, qui n'a toujours pas ouvert ses portes. Les locaux professionnels, dont le programme relève aussi du programme quinquennal du Président, sont dans leur majorité abandonnés.
D'autres villes et wilayas se sont métamorphosées en enregistrant des améliorations considérables, en profitant surtout du programme du Président et de l'embellie financière. Ce ne sont que quelques données sur les énormes retards et les projets de la wilaya. La solution repose sur les élus à la fibre patriotique et des cadres compétents.
Bon nombre de personnes incompétentes occupant des postes importants sont souvent derrière ces retards, encouragées par l'absence de sanctions.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Brahim B
Source : www.elwatan.com