Blida - A la une

La bureaucratie pointée du doigt



La bureaucratie pointée du doigt
Poursuivant ses consultations avec les différents partenaires, le wali de Blida, Mustapha Layadhi, a réuni les opérateurs économiques et les investisseurs afin d'engager un dialogue franc qui permettra de lever toutes les entraves qui bloquent le développement de la wilaya.«Valoriser les biens existants, renforcer le foncier et offrir le maximum de facilité aux investisseurs porteurs de richesse et créateurs d'emplois, telles sont les priorités sur lesquelles le wali a insisté tout au long de son intervention, où il a appelé à la mise en place d'un comité de réflexion qui aura pour mission d'étudier tous les dossiers de demandes de projets d'investissement. Néanmoins, il indiquera que certains projets qui consomment beaucoup d'eau ne seront plus réalisés au niveau de la wilaya où la nappe phréatique a fortement diminué, comme d'ailleurs pour les foires qui seront dorénavant réglementées car elles causent un énorme déficit aux commerçants.Le wali refuse que sa circonscription soit un dépôt de produits alimentaires et délaisse la production. «Je me demande, a-t-il dit, comment la wilaya de Blida accuse-t-elle un énorme déficit en matière de lait en sachet (qui a atteint le prix de 35 da) alors qu'elle abrite une usine qui produit du lait.» Le wali faisant allusion à l'usine de Beni Tammou rachetée par une entreprise étrangère spécialisée dans l'agroalimentaire et qui a pratiquement arrêté la chaîne de production du lait en sachet.En prenant la parole, Kamel Moula, président du Club des entrepreneurs et industriels de la Mitidja (CEIMI), a indiqué qu'aujourd'hui, l'opérateur économique algérien a besoin d'être rassuré sur le marché dont le pouvoir d'achat des citoyens a fortement diminuer. Il explique aussi que la dévaluation du dinar de 20% a provoqué une saignée aux entreprises économiques qui n'ont pas dégagé un bénéfice qui leur permettra de maintenir la production ou de créer des emplois. Le leader du cosmétique en Algérie évoqua par la suite les problèmes rencontrés par les investisseurs dus à la bureaucratie.« Les lois adoptées pour assainir le climat des affaires ne sont pas efficaces devant la bureaucratie qui sévit», dira-t-il. Et de citer l'exemple d'un opérateur économique qui a investi dans la fabrication du médicaments avec un partenaire étranger et qui n'arrive pas à démarrer son projet bien qu'il a acheté l'assiette de terrain chez un privé. Le président de la Chambre de commerce, estime, de son côté, qu'il faut créer une banque de données pour pouvoir connaître d'abord le tissu industriel dans la wilaya de Blida.Pour lui, cette opération a une grande importance car elle facilitera la tâche aux investisseurs dans la connaissance du potentiel de cette région en matière économique. Abordant la rareté du foncier dans la région, Riadh Amor a suggéré de soutenir le programme de création de start-ups qui, pour lui, ne demande pas un grand espace et qui participe à la création de la richesse et de savoir-faire algérien.Lors du débat qui s'est instauré, d'autres investisseurs sont intervenus pour expliquer leurs déboires causés par la bureaucratie. Un investisseur qui a bénéficié d'un lot de terrain dans la localité de Larba pour lancer une chaîne de production des thermos et des tasses de cafés se retrouve bloqué depuis deux années à cause de l'assiette de terrain dont une partie occupée par une autre personne. Un autre investisseur dans les composants électroniques se trouve également bloqué à cause de construction de logements illicites sur le terrain qui lui a été attribué.Plusieurs autres intervenants ont pris la parole pointant du doigt la bureaucratie, ce qui a amené le wali à mettre un terme au débat soulignant que plus de 1.300 dossiers d'investissements sont à l'étude.
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