Pas de folie au marché des fruits et légumes
Appréhendée comme échéance porteuse de toutes les inquiétudes, cette première journée du ramadhan, que des commerçants véreux ont souvent mise à profit pour gonfler inconsidérément les prix des produits de première nécessité, a été plutôt presque ordinaire.
Comme toujours en pa-reille circonstance, les marchés et les commerces sont carrément pris d’assaut par des consommateurs qui n’arrivent toujours pas à chasser de leur mémoire la triste époque des pénuries et ruptures de stocks des produits de large consommation qui les empêchaient de dormir et les faisaient courir pour alimenter leurs stocks.Hier donc et contrairement aux rumeurs, les prix n’ont pas connu d’augmentations spectaculaires. Au marché de gros de l’avenue Chakib Arslane, la pomme de terre était cédée hier 40 dinars le kg, la tomate entre 33 et 35, les oignons 7 Da, les carottes 15 et 30, les choux-fleur 40-55, les courgettes 70, les betteraves 28, les poivrons 28-30, les concombres 28, les navets 28-40, les haricots verts 60, les choux 40, la salade laitue 50-60 et les citrons 30. Toujours aux halles centrales d’Oran, hier, les dattes Deglet de la récolte 2005 étaient cédées 250 DA le kilo alors que les Tolga étaient vendues 350 et celles en provenance de Biskra 320. S’agissant des herbes fines, au marché de gros, la botte de persil coûtait 120 dinars alors que les olives coupées pour tadjin se vendaient 150 DA le kg, celles pour salades entre 80 et 120 DA. Selon le directeur de cette enceinte commerciale, l’augmentation des prix constitue «une catastrophe» pour les consommateurs. Pour un père de famille qui l’accompagnait «C’est la misère!». Au niveau du marché de la rue des Aurès, plus communément appelé «La Bastille», la pomme de terre se vendait hier 50 dinars, les haricots verts 100-120, les carottes 40, les prix des poivrons variaient entre 20 et 70 DA, les tomates 40-50, les oignons, 12,50-15, les navets 80, les betteraves 50, la laitue 80-100, les citrons 80, les choux-fleurs 60, enfin les olives coupées 200, celles pour salade également 200.
Comme on le constate, si la différence enregistrée dans le prix de la pomme de terre est de 10 dinars, la marge bénéficiaire du détaillant est de 25% calculée sur le prix d’achat au marché de gros. Toujours rue des Aurès, la tomate était généralement vendue 40 DA alors que les oignons l’étaient à 15, les betteraves 50 et les dattes entre 200 et 360 Da le kilo. Comme on le constate, si la différence des prix de certains produits agricoles, entre le gros et le détaillant, est substantielle, celle de la plupart des produits de large consommation ne dépasse que très rarement les normes admises. En dépit de cela, des commerçants de la rue des Aurès ne ménagent ni les mandataires du marché de gros ni d’ailleurs le directeur de cette structure qu’ils accablent de tous les maux. De tout cela, on peut déduire qu’à un jour du mois sacré, le marché n’a pas été pris de folie.
M. Nemili
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com