C'est dans le cadre du 1er protocole d'accord de coopération scientifique entre l'Algérie et l'Italie, pour la période 2006-2009, qu'un projet de faisabilité pour l'installation de 3 stations de phytoépuration des rejets domestiques dans les zones semi-arides de la région de Biskra est en cours d'élaboration entre le département d'hydraulique et l'université italienne de Padoue représentée par son (Dipartimentodi Agronomia Ambientalé E Prodizioné Végétali) », dira en substance Dr B. Slatnia dans son intervention inaugurale du Word Shop 2 qui s'est ouvert, jeudi dernier, dans la salle de conférences de la faculté des sciences et des sciences de l'ingénieur. S'adressant à un parterre de responsables, le Pr. Debabeche, coordinateur algérien du projet, dira que la gestion écologique de l'eau est un aspect indissociable du développement durable et de la vie tout court, et qu'il est toujours possible de passer à un éco-bilan positif. Le Pr. Davidé Tocchette de l'université de Padoue a, pour sa part, commencé par rappeler que la « Fitodépurazione », au pays de Léonardo Da Vinci, ne date pas d'aujourd'hui, mais a plus d'un demi-siècle d'expérimentation et d'existence. « Ce type de stations est cher à construire, à faire fonctionner et surtout à entretenir », a-t-il ajouté avant de faire, dans la langue de Danté, un exposé complet et très clair sur les avantages du lagunage à macrophytes.Quant à Mauro Lajo, PDG de Artecanbienté, entreprise leader en Italie dans le domaine de la Fitodépurazione, il passera en revue, et dans les détails, les différentes réalisations de son entreprise depuis le système d'épuration des rejets d'une résidence secondaire jusqu'à celui d'une agglomération de 30 000 habitants, sans oublier le must et dernier-né de ses réalisations : la « Stagni Balnéabili » ou biopiscine. L'équipe mixte qui comprenait entre autres l'architecte Dali Omar et non moins professeur d'Italien, l'hydrogéologue Labadi Abdallah, s'était rendue auparavant sur le terrain, c'est-à-dire à El Kantara, précisément au village Rouge dont les rejets domestiques vont être traités par une station de lagunage à macrophytes, avant de se déverser dans Oued Labiod. A Aïn Zaâtout, l'équipe projette d'y réaliser non pas une, mais deux stations dont les eaux, une fois épurées, seront utilisées pour l'irrigation de cette oasis de montagne. Il faut noter que l'équipe scientifique mixte a été l'hôte de l'association de la protection de la vallée du M'zab et qu'elle a enfin visité à Temmacine une station de phytoépuration réalisé par Mohammed Laïd Tidjani, docteur en physique et le cheikh de la Zaouia Tidjania, a précisé le Pr. Lamine Hafoudha, chercheur à l'INRA.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Bachir Mebarek
Source : www.elwatan.com