
Dans un entretien accordé à la Chaine III de la Radio algérienne, dont il était l'invité de la rédaction, émission délocalisée aussi à Biskra où s'est réunie la tripartite, le président de la Chambre algérienne de commerce et d'industrie (CACI), Mohamed-Laïd Benamor, a estimé que la situation est complexe, dans un commentaire sur les défis et les perspectives de l'économie dans une conjoncture marquée par la chute des prix des hydrocarbures.Mais, dit-il, il ne s'agit que de faux problèmes, beaucoup de choses évoluent. Il a constaté que dans toutes les régions où il est allé, un nouveau langage est installé chez les walis qui instruisent leurs cadres de libérer les initiatives et ce sont eux qui recherchent les partenaires. Pour lui, la chute du prix du pétrole représente une aubaine pour diversifier notre économie et le pays doit rebondir, pour cela, il y a urgence à instituer des réformes et à les concrétiser sur le terrain, faute de quoi, prévient-il, il y a un risque de voir surgir de nouvelles difficultés. Pour réussir le pari d'un rebond économique en Algérie, l'intervenant estime fondamental de revoir certains mécanismes économiques, désuets et bureaucratiques, à son sens, qui entravent fortement les efforts des opérateurs économiques. Il estime qu'il faut être compréhensif avec le secteur informel qui n'a jamais connu aucune taxe et ne l'a jamais payée, et pour cela, il demande à alléger la fiscalité et décentraliser l'administration des impôts. Par ailleurs, M. Benamor s'étale sur un secteur qu'il dit bien connaître, l'agriculture et l'agro-industrie, en partant de l'exemple d'El-Oued et de Biskra qui sont des régions agricoles. M. Benamor relève que le secteur de l'agriculture possède de gros atouts, seulement voilà, poursuit-il, l'agriculteur n'a souvent pas de connaissance, ni des circuits de transformation, ni de ceux de l'exportation. Le secteur agricole est en mesure, selon lui, de faire grimper le PIB des 10% actuels à environ 40%, pour peu, indique-t-il, que soient levées les entraves bureaucratiques. A ce propos il rappelle que dans des pays voisins, ce secteur contribue pour plus de 80% du PIB. Il faut avoir une vision pour 2020, 2025, dans ce cas, on sait où on va aller et comment. Concernant le problème de la compétitivité qui serait un obstacle à l'exportation, le président de la Caci rétorque que le produit algérien est compétitif. Il est optimiste pour l'avenir en constatant que les choses ont commencé à évoluer dans certaines régions. Et son leitmotiv reste : créer de la croissance et de l'emploi.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Lakhdar A
Source : www.lnr-dz.com