
Al'encontre de toutes les voix de Cassandre prédisant la mort inéluctable de l'imprimerie «Gutenbergienne» depuis l'avènement du numérique, lequel tuerait le livre dans la forme qu'on lui connaît aujourd'hui, Selim Guerfa, directeur des éditions du même nom, est d'avis que le monde de l'impression et de l'édition traditionnel a encore de beaux jours devant lui. Pour lui, la dématérialisation du livre ne met pas en péril le codex qui reste très apprécié des lecteurs.Pour preuve de sa confiance illimitée en l'avenir, il construit actuellement une imprimerie industrielle dotée d'un appareillage de pointe à Biskra où il est né en 1964. Ancien fonctionnaire à la wilaya de Biskra, il a décidé en 2009 de fonder une entreprise d'impression et de distribution de livres, fascicules et tous autres documents écrits.Ayant maintenant pignon sur rue, sa librairie-papeterie Ayanis, avenue Zaätcha, ne désemplit pas. C'est une véritable caverne de Ali Baba où les lecteurs de tous les âges et de toutes les catégories peuvent trouver leur bonheur à des prix attractifs, avons-nous constaté. Ayant vu en lui un professionnel soucieux d'offrir des produits de qualité, l'université Mohamed Khider, des instituts de recherche, des administrations et des particuliers ont recours à ses services pour l'impression de livres, mémoires, agendas personnalisés, calendriers à thèmes et dépliants.Aux écrivains de graphie arabe ou française, qui préfèrent se faire éditer chez des entreprises étrangères via internet et à qui on offre un seul exemplaire de leur ?uvre et qui ne touchent que très rarement, voire pas du tout, de royalties pour leurs travaux, Selim Guerfa lance un appel pressant afin qu'ils se rapprochent de son entreprise et leur propose des contrats étudiés et la garantie que leurs droits d'auteur seront respectés.«Nous avons une commission de lecture et de validation constituée d'universitaires et d'experts qui offrent des conseils techniques et procèdent à la correction orthographique et syntaxique des manuscrits et nous aidons les auteurs à distribuer leurs ?uvres à travers un réseau national», précise-t-il. Le monde de l'édition se porte-t-il si bien' Notre éditeur n'a pas à se plaindre.«Si les responsables des établissements scolaires et de la formation professionnelle voulaient mieux garnir leurs bibliothèques et que les enseignants des écoles, lycées et université incitaient leurs élèves et étudiants à lire des livres en incluant dans leurs programmes des activités de lecture et de recherche sur les auteurs algériens et ceux de la littérature universelle, cela ne pourrait être que bénéfique pour les éditeurs ayant forcément besoin d'écouler le plus d'exemplaires possibles pour garantir la rentabilité du produit et, de la, leur propre existence», fait-il néanmoins remarquer.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Hafedh Moussaoui
Source : www.elwatan.com