Dans cette région l'on entame l'année 2012 avec des revendications socioprofessionnelles, comme exactement l'année précédente.
Plusieurs mouvements de protestation ont marqué, hier, ce début de nouvelle année à Biskra. Signalons en premier lieu la montée au créneau des habitants de la localité de Bayadh, dans la commune de Bésbes, à 140 km au sud-ouest du chef-lieu de wilaya. Lors d'un rassemblement devant le collège Achour Ziane, ces habitants ont mis en avant une kyrielle de revendications, dont l'AEP et le réseau d'assainissement, absents dans la plupart des quartiers de leur village, lequel «se dépeuple inexorablement du fait du manque de ces commodités qui ne devraient plus, dans l'Algérie d'aujourd'hui, être des causes de protestation», s'est désolé un des contestataires. Les collégiens ont été également empêchés de rejoindre les classes par leurs parents.
Ces derniers affirment que l'établissement scolaire ne répond pas aux normes; leurs enfants venant de très loin n'ont ni cantine scolaire ni stade pour les activités sportives. Les protestataires ont refusé tout dialogue avec les autorités de l'APC et ont sollicité l'intervention du wali pour la prise en charge de leurs doléances. Par ailleurs, 51 employés d'une société privée, spécialisés en sécurité et hygiène de surveillance et de gardiennage, travaillant sur le site universitaire de la commune de Chetma, qui ont été licenciés pour cause de fin de contrat, ont décidé de se rassembler devant les portes du siège de la wilaya, demandant que le premier responsable de l'exécutif intercède en leur faveur car, ont-ils affirmé, «les décideurs jouent avec notre avenir et celles de nos familles; nous ne comprenons pas les causes de notre licenciement d'autant plus que l'université de Biskra a besoin de nos services, et nous avons appris qu'elle allait lancer un nouveau contrat avec notre société», ont-ils fait savoir.
Des dizaines de travailleurs contractuels de la Câblerie de Biskra dont les contrats de travail ont expiré en décembre, ont également bloqué l'accès à l'entreprise dès les premières heures de la journée pour exiger leur réintégration à leurs postes de travail et la permanisation. Aucun travailleur des ateliers de production, ni les agents administratifs, n'ont pu accéder à l'usine du fait que les protestataires ont formé une barricade avec leurs propres corps. Face à ce déferlement de colère des travailleurs mis à la porte, personnes n'a pu s'approcher pour tenter de dénouer la crise.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : H Moussaoui
Source : www.elwatan.com