Biskra - A la une

Nouvelles de Biskra Biskra : les autres articles



Les demandeurs de logements lèvent le camp
La douzaine de demandeurs de logements sociaux qui ont assiégé la daïra de Biskra durant plus d'une semaine pour revendiquer l'octroi par les pouvoirs publics d'un appartement et dénoncer la liste de bénéficiaires affichée dernièrement, ont décidé, lundi après-midi, de lever le camp, a-t-on constaté de visu. Une décision saluée par tous et qui est venue couronner les efforts des autorités locales et de citoyens de bonne volonté, attristés par la vue de ces pères de famille montrant à travers leur action un visage bien peu honorable de la ville de Biskra. Déterminés à poursuivre leur mouvement de protestation jusqu'à mettre leur santé en danger en cas de silence des autorités, ces campeurs récalcitrants ont changé d'avis, croit-on savoir, après que le chef de la daïra de Biskra, à un énième round de négociations, leur a appris que le wali suivait de près cette affaire, et a promis que dans une quinzaine de jours une solution serait trouvée à leurs préoccupations dans le cadre de la réglementation. Encore indécis face à cette promesse, c'est Salima Baliouz, députée de Biskra à l'APN qui a fini par les persuader de revenir à de meilleurs sentiments en mettant un terme à ce bivouac qualifié d'indécent.

Moussa Haddad présente Harraga Blues

Dimanche soir, les amoureux et amateurs du 7e art de Biskra ont été conviés, à la salle Atlas, à une projection de « Harraga blues », un film d'une durée d'une heure 50, mis en scène par Moussa Haddad. «Ce long métrage propose une vue sur l'Algérie moderne, vibrante, écartelée, tonitruante et universelle. Il n'a d'autre aspiration que de susciter l'évasion le temps d'une projection», indique ce dernier dans une note d'intention. Pourtant, il semble que le réalisateur de l'inoubliable «Les vacances de l'inspecteur Tahar » ait réussi un coup de maître en commettant «Harraga blues». Il y raconte les péripéties de deux jeunes amis, Zine et Rayan, rêvant de gagner clandestinement les côtes espagnoles à la quête d'un improbable Eldorado et qui connaîtront des fortunes différentes. Bonifié par une surprenante et dynamique bande-son de Lotfi Attar, ce film ne laisse pas un moment de répit au spectateur tant les rebondissements font légion. De superbes paysages de l'Algérie septentrionale y défilent et les dialogues en arabe dialectal algérien bien ciselés le rendent proche et compréhensible de tous. La jeunesse algérienne d'aujourd'hui y est décrite avec ses rêves d'êtres humains, ses failles, ses sentiments et ses aspirations à un ailleurs idéalisé. Dès les premières images, le spectateur est pris dans les nasses de cette histoire de chez nous et c'est là le grand mérite de l''uvre de Moussa Haddad, contenant des moments d'émotion d'une rare intensité. Coproduite par l'Agence algérienne pour le rayonnement culturel et Moussa Haddad prod, cette 'uvre cinématographique 100% algérienne a été suivie d'un débat, ouvert au public, avec le réalisateur, la productrice exécutive, Amina Bedjaoui Haddad, et des acteurs présents dans la salle. Manifestement, «Harraga blues» en a désarçonné plus d'un car cette 'uvre de cinéma ne surfe pas sur la vague de l'événementiel en narrant schématiquement les difficultés socioéconomiques de la jeunesse algérienne et en montrant les dangers auxquels s'exposent les candidats à une traversée clandestine de la Méditerranée dans une barque. Loin de là, ce film qui n'a pas pour visée d'analyser le phénomène de la Harga, prend juste celle-ci comme prétexte dramaturgique pour mettre en avant l'appétit de vie des jeunes Algériens et leur désir d'affirmation dans un monde mondialisé.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)