Les chauffeurs de taxi s'insurgent contre les clandestins
Des dizaines de chauffeurs de taxi réguliers assurant la liaison entre Biskra et la nouvelle gare routière, laquelle en est distante de 4 km, ont paralysé, hier matin, cette dernière infrastructure publique pour protester contre la recrudescence des taxis clandestins et demander la mise en place d'un véritable plan sécuritaire pour tous les usagers et les professionnels du transport, ainsi que la stricte application de la réglementation en vigueur, ont-ils dit. Juste avant le mouvement de protestation, une violente altercation entre chauffeurs de taxis réguliers et fraudeurs avait éclaté dans l'enceinte de la gare routière quand les uns avaient voulu déloger les autres et les empêcher de racoler les voyageurs en leur proposant des courses à un prix plus bas.
Un chauffeur de taxi régulier a été gravement blessé à la tête et ses collègues sont déterminés à se débarrasser des fraudeurs, qui, selon eux, agissent «dans une déconcertante impunité». voilà ce que raconte l'un de ces chauffeurs de taxis réglementaires : «Depuis que nous avons été délocalisés de l'ancienne gare routière de Beni Morah à celle d'El Hadjeb, nous sommes soumis à des difficultés professionnelles sans pareilles. Les agents de police nous harcèlent sans arrêt en d'interminables contrôles, nous payons des taxes plus lourdes, la sécurité des lieux est précaire, les clients rechignent à s'acquitter des 100 ou 150 DA que nous leur demandons pour les mener en ville, et maintenant la goutte qui fait déborder le vase : notre activité est menacée par des nuées de taxis clandestins qui cassent les prix et nous privent de nos clients et cela au vu et au su de tous.»
Les chômeurs de Chetma crient à la discrimination
Après l'affichage d'une liste de lauréats à un concours de recrutement organisé par l'université Mohamed Khider afin de pourvoir en postes d'emploi les différents corps de métiers pour le pôle universitaire de Chetma, une quarantaine de jeunes chômeurs de cette commune, située à 7 km à l'est de Biskra, ont investi, hier matin, le siège de l'APC de cette localité pour signifier leur désappointement et leur colère de ne pas avoir été retenus, et ce en dépit des promesses des responsables locaux qui leur auraient assuré à maintes reprises qu'ils seraient prioritaires pour ce genre d'opération.
Selon eux, «80% des personnes figurant sur cette liste de nouvelles recrues sont des filles étrangères à la commune». Reconnaissant que les femmes ont aussi le droit de travailler vu qu'elles ont peut-être des qualifications et des diplômes plus importants que les leurs, ces jeunes souhaitent juste pouvoir eux aussi «bénéficier de l'activité des infrastructures implantées sur le territoire de notre commune.», ont-ils soutenu.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : H Moussaoui
Source : www.elwatan.com