
Après avoir été un remarquable attaquant de la JSK et du CRB, Mounir Dob s'est reconverti au métier d'entraîneur avec, parfois, de la réussite. Il y a quelques jours, il a succédé à Billal Dziri à la tête du WAB pour une mission très délicate, à trois journées de la fin, sauver le club boufarikois de la relégation.Le Soir d'Algérie : Après Khemis-Miliana, Khemis-El-Khechna, vous voilà à Boufarik pour une mission très difficile, voire impossible...Mounir Dob : Il faut savoir que j'ai joué à Boufarik, une équipe que j'ai déjà entraînée par le passé, il y a deux ans exactement.'c'est une ville où les gens me connaissent avec un respect mutuel.Votre prédécesseur, Dziri Billal, a déclaré qu'en raison d'une grave crise financière, les joueurs ne s'entraînaient plus et n'étaient plus motivés.Oui, quand Dziri a arrêté, les dirigeants m'ont immédiatement sollicité et tout l'entourage du club était d'accord. Cette confiance m'a encouragé à accepter le challenge. Bien sûr, nous savons tous que la situation est très difficile mais je connais bien la maison et il y a même des joueurs que j'ai déjà dirigés.Le WAB est le relégable à quatre points du GC Mascara qui est le premier non relégable.'comment envisagez-vous l'opération sauvetage 'D'abord, les joueurs, malgré la mauvaise situation financière, sont revenus à de meilleurs sentiments. Ils ont repris l'entraînement sérieusement et puis, s'il faut condamner cette équipe maintenant, autant arrêter de jouer.Vous pensez que le WAB a encore des chances de se sauver 'Oui, pour la simple raison que nous allons recevoir deux fois de suite chez nous.Vous allez recevoir le MC Saà'da puis l'ASMO, deux clubs de l'Ouest qui ne sont pas tout à fait à l'abri eux aussi.Nous pensons avant tout à la réception de Saà'da, c'est un match qu'il faudra gagner à tout prix et il ne faut pas oublier que nous ne sommes pas les seuls à être menacés.La victoire à Boufarik est impérative.Nous allons prendre match par match, mais ce duel face à Saà'da, il faudra le remporter.'d'ailleurs, au cours de cette semaine, les dirigeants ont rencontré les joueurs pour les motiver, c'est dire l'importance de cette rencontre dans notre opération de sauvetage.Est-ce que le WAB a un effectif capable de relever ce défi 'Le WAB a des joueurs capables de relever ce défi.'ils sont motivés et bien décidés à sauver le club.Avez-vous senti cette flamme après la courte défaite à Biskra (1-0) face à un prétendant à l'accession 'Oui, et face à Biskra, on s'est incliné de justesse après une erreur défensive.'l'important, c'est de savoir que lorsque j'ai pris en main cette équipe, les joueurs ne s'entraînaient même pas. Aujourd'hui, tout va bien, sauf sur le plan physique, où il y a un certain déficit du fait des absences à l'entraînement.Vaincre à tout prix est une façon de mettre une pression supplémentaire sur les joueurs 'Non, je ne crois pas parce que j'ai axé mon travail sur le plan psychologique. Bien sûr, j'ai un préparateur physique, M.'ahmed Terfas, qui fait un bon travail pour recharger les batteries.Le MCS va venir jouer derrière et si vous tardez à marquer, vos joueurs vont s'impatienter et avec la pression cela risque d'être négatif pour vous...On va jouer chez nous, et en tant qu'ancien footballeur, je peux vous dire que lorsque le joueur algérien veut atteindre un objectif, il le fait.'il suffit de bien l'orienter et c'est pour cela que j'insiste sur le travail psychologique.Pour vois, tant qu'il y a encore des matchs, il y a de l'espoir 'Moi, je suis optimiste et je dis qu'il y a de l'espoir. Je ne vous dis pas que le WAB sera sauvé, mais on y croit fermement, à commencer par cette rencontre capitale face à Saà'da sur laquelle je me concentre avant de me focaliser sur l'ASMO.'en tout cas, par rapport à d'autres équipes menacées, c'est une aubaine pour nous de recevoir deux fois à domicile.Avec Dziri, Zeghdoud, vous représentez une nouvelle génération d'entraîneurs.'quand vous verra-t-on à la tête d'une grosse cylindrée de Ligue?1 'Moi, j'ai commencé ma carrière par le bas et je suis remonté petit à petit. Je ne voulais pas brûler les étapes. Je n'ai jamais été entraîneur-adjoint. J'ai toujours pris mes responsabilités et j'ai déjà sauvé trois clubs de la relégation, en l'occurrence Aà'n Defla, Khemis-El-Khechna et Khemis-Miliana.'j'ai beaucoup appris dans la difficulté, et c'est positif pour ma carrière de coach.Vous avez remporté une Coupe d'Algérie avec le CRB qui vient d'atteindre les demi-finales cette saison et sera opposé à l'USMBA.'qu'en dites-vous 'Jouer une demi-finale, c'est toujours difficile.'c'est du 50% pour chaque équipe.Le président belouizdadi avait préféré accueillir l'USMBA au 20-Août plutôt qu'au 5-Juillet. Cela peut désavantager le CRB 'Non, pas du tout.'je me souviens que lorsque j'évoluais à la JSK, on avait remporté trois Coupes de la CAF consécutivement en jouant au stade du 5-Juillet qui est un terrain neutre par rapport à celui de Tizi-Ouzou.'moi, j'ai un principe, celui qui a une bonne équipe peut passer en finale, quel que soit le lieu de la rencontre !Pour conclure, un mot sur la désignation d'un coach espagnol à la tête de l'EN 'C'est un choix du président de la FAF et peut-être que c'est le bon. Il faudra attendre car c'est la réalité du terrain qui décidera.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Hassan Boukacem
Source : www.lesoirdalgerie.com