Biskra - A la une

Les travailleurs réclament leurs arriérés de salaire



De nombreux employés du groupe international Hyundai Engineering, un complexe de production de l'énergie électrique employant des centaines de salariés, sis à Chegga, une bourgade relevant de la commune d'Oumache, dans la wilaya de Biskra, ont observé jeudi dernier un sit-in de protestation devant le siège de la wilaya, espérant ainsi susciter une réaction rassurante en leur faveur de la part du premier responsable de la wilaya.Les raisons de leur mouvement de protestation, intervenant en pleine crise sanitaire et économique, sont nombreuses, mais celles à l'origine de leur colère, déclarent-ils, reste le non-paiement des salaires, par leur employeur, depuis deux mois. Ces derniers, toutes catégories de personnel confondues, ont, avant de procéder à leur action, déjà porté leurs doléances à l'inspection du travail de la wilaya de Biskra dans le but d'intervenir de façon à régler le litige les opposant à leur administration, en vain, tiennent à nous informer avec regret Kh. H. et Dj. B., cadres dans cette entreprise.
Pour plus de détails, nos interlocuteurs expliquent qu'"en plus du non-paiement de deux mois consécutifs, on nous demande subitement de reprendre le travail, alors que nous sommes normalement en congé prolongé depuis le 23 mars, et ce, conformément aux décrets exécutifs relatifs à la mise en congé exceptionnel rémunéré de 50% au moins des personnels des institutions et administrations publiques, ainsi que les personnels relevant du secteur économique public et privé".
"Nous avons été surpris, hier, par une note formulée par les responsables du groupe, document en notre possession, nous invitant à rejoindre nos postes de travail le 16 du mois en cours. Comment est-il possible de reprendre le travail dans ces circonstances ' Et puis, qui accepte de travailler sans être payé '" s'interrogent-ils.
Et de poursuivre : "La décision finale revient à notre syndicat, c'est à lui seul de statuer sur cette question. À cet effet, une réunion a été tenue aujourd'hui entre les membres du bureau du syndicat et les responsables de la direction du travail, comme intermédiaire, en vue d'aboutir à une issue consensuelle, et l'on attend toujours une décision qui sera prise d'un commun accord."
Les protestataires, non payés et sommés de rejoindre leur poste, concluent que dans d'autres régions où les centrales destinées à la production d'électricité, relevant du même groupe coréen cité, leurs collègues, effectuant les mêmes tâches qu'eux, ne rencontrent pas non plus ce genre de problèmes. Ils sont toujours payés, bien qu'ils soient en confinement de longue durée, tout comme eux.

H. BAHAMMA
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