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Les sociétés privées de taxis protestent



Les sociétés privées de taxis protestent
Se disant fortement lésés par l'arrivée de sociétés de transport urbain par taxi fondées par des jeunes avec le soutien et l'aide de l'Ansej, des propriétaires de sociétés privées activant dans le secteur s'insurgent contre cette décision de la direction des transports de la wilaya de Biskra de donner son aval pour que ces jeunes entreprises puissent activer normalement.La semaine dernière, ils ont organisé un rassemblement devant cette administration pour présenter leurs préoccupations aux responsables. «Le marché du transport urbain par taxi est saturé à Biskra et y injecter d'autres véhicules signifie la mort de beaucoup d'entre nous qui pâtissons déjà du manque de main-d'?uvre, des coûts élevés de la maintenance de notre parc automobile et de la stagnation depuis des années du prix des courses», se sont-ils plaints.Craignant de voir péricliter leurs affaires, ces gérants de sociétés «créées non pas avec l'argent de l'Etat mais sur nos propres deniers», font-ils remarquer, souhaitent que les «sociétés de l'Ansej», comme ils les appellent, soient délocalisées vers d'autres daïras de la wilaya «qui en manquent cruellement», selon eux. Une alternative rejetée depuis des mois par les jeunes créateurs d'entreprises de transport urbain de l'Ansej, dont les véhicules sont restés stationnés à la merci de la rouille et des intempéries durant des mois en attendant cette décision salvatrice de la direction des transports et de la wilaya consistant à leur permettre de travailler, selon les cahiers des charges et en conformité avec le règlementation actuellement en vigueur. «Le marché du transport urbain par taxi n'est pas saturé à Biskra. C'est un secteur concurrentiel et ouvert. Personne ne peut en revendiquer le monopole. Nous sommes des jeunes pour la plupart universitaires ou diplômés de centres de formation et nous avons fondé ces sociétés pour travailler et créer des postes d'emploi. Nous avons accueilli avec joie et satisfaction, la proposition de Zinou Sadrati, directeur des transports de Biskra, de ne mettre en circulation que 50% de notre parc automobile pour ne pas congestionner le secteur mais nous voulant être traités de la même manière que les investisseurs privés.», réplique un jeune bénéficiaire de l'ANSEJ ayant entamé la constitution de son dossier en 2011 auprès de cet organisme et ayant acquis 10 véhicules attendant d'être mis en circulation depuis des mois et qui de plus ne comprend vraiment pas cette opposition et cette montée au créneau des privés du transport urbain. L'ANSEJ SE DEMARQUEEn marge des «Portes ouvertes sur l'Ansej», organisées en fin de la semaine dernière à Biskra, Hamadi Issam, porte-parole de cet organisme d'aide et de soutien à l'emploi des jeunes, a annoncé que les sociétés de transport urbain par taxis, ainsi que les unités de transformation et de fabrication d'objets en plastique, ne seront plus soutenues par cette agence étatique. Expliquant cette décision par le fait que le secteur du transport urbain par taxi était saturé à Biskra comptant 2006 véhicules et plus de 30 sociétés agréées et que la plasturgie portait gravement atteinte à l'environnement, le représentant de l'Ansej a lancé un appel vers les jeunes afin qu'ils diversifient leurs activités et qu'ils tendent vers la qualité des projets. En 2015, l'Ansej de Biskra a aidé, soutenu et accompagné 500 jeunes porteurs de projets dont 225 dans le secteur agricole, 115 dans celui des services, 51 dans l'artisanat et 40 dans les travaux publics, a-t-on appris.


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