
Ali Haddad met tout le monde devant ses responsabilitésTout en relevant la volonté de l'Etat à relancer l'économie nationale, Ali Haddad appelle celui-ci à écouter les patrons et à les associer en matière de prise de décision.Dans l'allocution qu'il a prononcée à l'ouverture de la tripartiite dont les travaux ont commencé hier, à Biskra, Ali Haddad a appelé les autorités publiques, à leur tête le Premier ministre, à redéfinir le rôle de l'Etat en tenant compte des nouvelles données, notamment l'émergence des chefs d'entreprise comme acteurs économiques et sociaux incontournables.«En tant que dépositaire de la mission de gestion globale de la société, la centralisation de l'organisation étatique ne saurait être mise en cause, ou contestée. Néanmoins, ses décisions régaliennes et souvent unilatérales doivent, désormais, céder le pas à une démarche qui intègre et prenne en compte les apports des différents acteurs publics et privés» a-t-il indiqué en précisant que la conjoncture que vit le pays à présent n'est «ni le résultat d'une quelconque machination, ni la conséquence d'une incapacité atavique à maîtriser notre destin».En effet, selon le président du FCE, la situation de crise que vit l'Algérie est «la résultante d'une conjonction de facteurs dont les plus significatifs sont, notamment, «l'émergence de nouveaux acteurs économiques et le rôle de plus en plus important qu'ils jouent dans l'animation de la vie économique du pays» et «les bouleversements qu'elle induit dans la fonction de l'Etat, le décalage relevé entre la volonté affichée, au plus haut niveau de l'Etat, d'adapter nos modes de gouvernance aux nouvelles réalités économiques et sociales, et la lenteur de notre organisation administrative à les assimiler et à les traduire dans les faits» ainsi que la faiblesse, voire «l'absence d'une véritable culture économique dans notre pays», ce qui a souvent, selon lui, «cédé la place à un discours fortement idéologisé, où prédomine l'invective et l'opprobre».Partant de ce constat, Ali Haddad met tout le monde devant ses responsabilités. «Il nous incombe de clarifier les enjeux, d'apprécier les alternatives, de jauger les solutions préconisées, pour donner à nos concitoyens et notamment à la jeunesse algérienne, des raisons d'espérer et de croire en un avenir fait de prospérité et de bien-être partagés», a-t-il déclaré.Dans ce sillage, il a appelé à faire de l'occasion de la révision de la Constitution qui est selon les dernières déclarations de Bouteflika, «en phase ultime», un rendez-vous pour une reconstruction du consensus national sur les questions stratégiques.«L'occasion de la nouvelle Constitution, sera une opportunité à exploiter pour marquer définitivement les contours. Une telle démarche nous permettra non seulement de rétablir la confiance et de rassurer nos citoyens, nos travailleurs et nos entreprises, mais également de donner à nos objectifs et choix économiques la profondeur stratégique indispensable à tout processus de développement.Nous sommes convaincus qu'en rendant intelligibles les décisions macro-économiques du gouvernement et en les inscrivant dans une trame générale, doctrinale et stratégique, nous pouvons en assurer non seulement la pérennité, mais également l'acceptabilité sociale», a-t-il observé.Sur un autre volet, Ali Haddad a revendiqué une entrée franche dans l'économie de marché et une rigueur doctrinale sans faille en la matière. «Nous sommes convaincus que l'économie de marché ne doit relever d'aucun dogme et doit procéder de la conviction qu'il s'agit là de la façon la plus efficiente de produire des richesses, de récompenser le travail, de stimuler l'initiative et d'allouer les ressources», a-t-il fait savoir. Néanmoins, il n'a pas manqué de réaffirmer l'attachement du FCE aux valeurs de justice sociale qui sont portées dans «tous les textes fondateurs de l'Algérie».Par ailleurs, le patron du FCE a relevé qu'il existe une franche volonté politique de l'Etat de relancer le développement et la croissance du pays, notamment le retour à la paix et à la stabilité, la consécration dans la Constitution de l'article 37 qui consacre «la liberté d'entreprendre et d'investir», la mobilisation de moyens humains et financiers considérables et l'adoption de nombreuses mesures de soutien en faveur de l'investissement, de l'entreprise et des jeunes entrepreneurs.Néanmoins, il est impératif, a-t-il insisté, de «consolider ces facteurs hautement favorables et ces nombreux acquis, notamment en matière d'infrastructures de base et d'amélioration du pouvoir d'achat et des conditions de vie des Algériens.»Il a en effet, beaucoup insisté sur le fait que nous devrions «continuer à insuffler une dynamique de développement et d'expansion économiques prégnante pour poursuivre et assurer la pérennité du processus de redressement économique de notre pays».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amar INGRACHEN
Source : www.lexpressiondz.com