Doublement frappé par les retombées de la crise, Kamal Saouli, taxieur de son état, exerçant cette activité depuis de longues années, défraye la chronique dans toute la région de Biskra. En effet, outre la difficulté de subvenir aux besoins incessants d'une famille nombreuse en raison de l'arrêt de son activité, il a en plus un enfant de trois ans victime d'une altération alarmante de son état de santé, et c'est ce que nous avons pu constater de visu.Une maladie pernicieuse rare, mal connue pour l'ensemble des pédiatres du pays qui l'ont ausculté. Le malheureux père, ne pouvant supporter de voir son fils souffrir cruellement sous ses yeux, soutenu financièrement par de nombreux bienfaiteurs, l'avait, il y a quelques mois, évacué vers des cliniques spécialisées en dehors du pays.
Mais que ce soit ici ou ailleurs, la conclusion médicale est malencontreusement toujours la même : "Les symptômes que le patient présente sont de causes inconnues." Face à cette situation, ce taxieur au chômage, ne sachant plus à quel saint se vouer, après avoir vainement dépensé pas moins de 300 millions de centimes rien que pour diagnostiquer la maladie qui ronge son enfant, interpelle les autorités sanitaires du pays, les appelant à prendre en charge son fils. "Comme vous pouvez le constater, il souffre jour et nuit depuis les premiers mois de sa naissance. Sa température corporelle dépasse le plus souvent 42°C.
Il présente, en plus des difficultés respiratoires, des saignements du nez, des vomissements de sang et de sucs gastriques répétés inexpliqués, accompagnés d'asthénie prolongée", raconte-t-il d'un ton larmoyant. Interrogé sur les frais d'hospitalisation, notamment en Tunisie et en Turquie, ce père de famille nous confie que c'est grâce au soutien de ses nombreuses connaissances qu'il a pu entamer les démarches pour le traitement de son fils, un traitement qui n'a malheureusement pas encore commencé, vu l'absence de diagnostic de la maladie. "Les médecins que j'ai vus en Algérie et à l'étranger ne donnent pas tous les mêmes résultats de consultation.
Plus de 300 millions de centimes dépensés jusque-là sans pour autant pouvoir diagnostiquer la maladie. Certains me disent que l'enfant, privé aussi de la faculté de parler, présente un problème au niveau de l'appareil digestif, d'autres avancent qu'il souffre d'insuffisance rénale entraînant ces vomissements de sang. Entre les dires des uns et des autres, cette petite silhouette souffre toujours.
Je suis sans travail depuis le début de l'instauration du confinement sanitaire, donc sans ressources financières, mais ce qui importe le plus pour moi en dépit de tout, c'est que les responsables, ceux du secteur de la santé en particulier, s'occupent du cas de mon fiston, que je vois fondre et se consumer devant moi jour après jour", murmure-t-il d'une voix à peine audible.
Attendant qu'une main soulageant sa douleur lui soit tendue, ce père en détresse assiste encore, impuissant, à la souffrance interminable de son petit, causée par la maladie étrange dont il est atteint.
H. BAHAMMA
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Hadj BAHAMMA
Source : www.liberte-algerie.com