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Le paramoteur a le vent en poupe



Le paramoteur a le vent en poupe
Comme prévu par le programme des activités annuelles des Aigles des Zibans, club d'aéronautique revenu à la vie après des années de mise en berne, une trentaine de passionnés d'aviation et de vols planés ont été conviés, la semaine dernière, à un stage de formation et d'initiation aux techniques du paramoteur.Encadrée par un instructeur français, Yves Helary, et son assistant, qui sont conventionnés avec la Fédération algérienne des sports aériens (FASA), cette session s'est déroulée sur un site de la commune de Loutaya, près de la base 24 de Sonatrach, offrant toutes les conditions nécessaires pour la pratique de cette activité requérant de minutieux préparatifs et un matériel de pointe coûtant, pour chaque paramotoriste, 1,4 million de DA.«Après avoir réactivé l'aéromodélisme, consistant à concevoir et fabriquer des miniatures et des maquettes d'avion avec ou sans moteur, nous passons à une seconde étape de notre programme qui est de développer le paramoteur et le parapente. Même si des vents intempestifs et récalcitrants ont quelque peu gâché les après-midi, nos stagiaires, dont 2 filles de notre aéroclub, sont ravis d'avoir pu prendre les airs et manier leurs ailes à plusieurs mètres du sol pour la première fois de leur vie», a commenté Laroussi Tahraoui, président et véritable catalyseur de l'aéroclub de Biskra. Lors de la cérémonie de clôture de cette session, où tous les participants et les encadreurs ont reçu des présents et des attestations, Mourad Boukeffa, vice-président de la FASA, visiblement satisfait du bon déroulement de ce stage, a déclaré qu'il allait proposer de faire du site de Loutaya un pôle national pour l'apprentissage et la pratique du paramoteur «car toutes les conditions s'y prêtent», assure-t-il.La prochaine étape du club des «Aigles des Zibans» sera d'acquérir et de se mettre au pilotage d'aéronefs ultra-légers motorisés, communément appelés ULM. Mais cela est une autre paire de manches. Ce genre d'appareils volants vaut 10 millions de DA l'unité chez un fabricant national et le double s'il est importé, a-t-on appris.Ambitions démesurées du club ' «Aucunement. Nous avons le soutien des autorités locales de la commune et de la wilaya, dont les subventions nous permettent d'exister. Les sponsors ne se bousculent pas pour nous apporter une aide financière, mais nous avons l'espoir de pouvoir sensibiliser quelques grands entrepreneurs, des organisations patronales et des investisseurs à s'intéresser au développement des sports aériens et aux activités de notre club», renchérit L.Tahraoui, dont la volonté de redonner des ailes à la Reine des Zibans semble inébranlable.
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