Les nappes phréatiques de Biskra vont se reposer enfin et se régénérer pour l'avenir. Tout le monde en parle dans les oasis des Zibans et surtout dans le milieu des agriculteurs.
Avant même que l'étude soit lancée et juste au moment de l'intention que les élus des différentes localités font part à la population du «rêve» qui semble se réaliser. Et pour cause, une étude est lancée par les autorités en vue du transfert de l'eau du barrage de Béni Haroun. Il est vrai que la population et l'agriculture sont devenues des antagonistes pour la consommation ou l'irrigation. En fait, le développement dans la production de l'agriculture dans la wilaya de Biskra comble certains besoins nationaux en matière de maraîchage et de dattes. Les besoins en eau sont de plus en plus importants. Ce n'est pas uniquement Biskra qui va être desservie à partir du barrage de Béni Haroun, Batna bénéficiera aussi de cette vanne qui s'ouvre pour l'utilité. L'étude technique qui est lancée cible les gravitaires et côtes pour déterminer la puissance des pompes qui seront installées dans les stations de pompage le long du tracé. Ce transfert, qui permettra, à terme, de renforcer l'AEP (alimentation en eau potable) et l'irrigation agricole, «donnera du répit» aux nappes phréatiques qui font actuellement l'objet d'une «surexploitation». Les citoyens accusent les agriculteurs d'abuser de l'eau et les indexent de ne pas vouloir utiliser les économiseurs d'eau pour l'irrigation de leurs plantations. Certains vont même jusqu'à vouloir démontrer que les quantités d'eau réservées à l'agriculture peuvent donner dix fois plus de rendement qu'actuellement. Les agriculteurs accusent à leur tour les citoyens de ne pas tenir compte de la nappe qu'ils polluent avec les produits chimiques qu'ils utilisent soit pour l'hygiène corporelle, soit pour la vaisselle et la lessive. Enfin, les deux ont raison et ont tort, nous rassure Ali Chiboub en ajoutant qu'«il est nécessaire de maintenir la cadence du développement agricole et que le niveau de vie atteint actuellement par les Biskris implique une consommation importante de l'eau». Quant à la pollution, il dira que «des campagnes de sensibilisation sont nécessaires pour l'endiguer». Pour rappel, le barrage de Béni Haroun est situé au nord-est de la wilaya de Mila et a une capacité de 960 millions de mètres cubes. Le 12 février 2012, le barrage a atteint un pic historique jamais réalisé depuis sa mise en service à ce jour : 1 milliard de mètres cubes, dépassant ainsi de 40 millions de mètres cubes, sa capacité théorique est de 960 millions mètres cubes. D'ailleurs, les déversoirs ont servi à évacuer le surplus emmagasiné. Avec les changements climatiques qui se prononcent et deviennent de plus en plus avérés, on aura plus de pluie et de neige. Alors autant alimenter les villes et irriguer les champs de la terre nourricière.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Djilali Harfouche
Source : www.lnr-dz.com