Jouissant d'une lumière exceptionnelle, Biskra est intimement liée au développement de l'art de la photographie, créé en 1839.Le Biskra du XIXe et début du XXe siècle a été au centre de plusieurs expositions et manifestations organisées en France depuis 2017. A travers des collections de photographies et de tableaux de peinture, réalisées par des artistes de renom, comme Marie Tonoir, qui se rendit avec son mari durant l'hiver 1899-1900 dans l'oasis de Biskra.
Cette ville, qui accueillait une importante communauté d'artistes et d'écrivains, pour y peindre le portrait de plusieurs femmes et notamment le tableau intitulé «Femme de Biskra» que la Poste française a reproduit en timbre en 2012.
Les visiteurs de ces expositions se sont replongés dans un passé où la Reine des Ziban et ses alentours, ainsi que les habitants d'origine française et les indigènes sont magnifiés et montrés à travers le prisme de l'art. Les descriptions et les sensations des écrivains européens ayant passé un séjour à Biskra du temps de sa splendeur d'oasis saharienne viennent y apporter une dimension supplémentaire.
A l'Institut du monde arabe (IMA) de Paris, au musée Matisse de Nice et à Barcelonnette, dans les Hautes-Alpes, Biskra a tenu le haut du pavé pendant des mois pour le plus grand plaisir des esthètes, ethnologues, historiens et férus d'arts plastiques et photographiques.
Initiées par Roger Benjamin, en collaboration et avec le soutien de plusieurs institutions et personnalités algériennes et françaises, ces expositions ont été rendues possibles grâce à l'apport d'historiens de métier et de collectionneurs de tableaux et de photographies anciennes, comme Selim Becha, Michel Menien, Pierre Zaragozzi, Gilles Dupont et d'autres, ayant été ravis de pouvoir exposer les ?uvres en leur possession. Jouissant d'une lumière exceptionnelle, Biskra est intimement liée au développement de la photographie, laquelle a été créée en 1839.
La première photographie de la Reine des Ziban date de 1850. C'est qu'elle a été visitée par des milliers de touristes venus du monde entier du temps de son âge d'or de destination touristique de prestige.
Biskra offrait un climat, des eaux thermales, des sites et des paysages d'une exceptionnelle beauté qui en faisaient le lieu de rencontre obligé du gotha mondial. Matisse, Fromentin, Bartok, Gide, Marx et d'illustres personnes y ont séjourné pour se reposer du tumulte et des contraintes de leur vie et y retrouver une muse endormie et des inspirations décelables dans leurs ?uvres. Le comte Landon y a créé un des plus beaux jardins botaniques du monde qui existe toujours, note-t-on.
Le musée de la Sapinière à Barcelonnette consacre Biskra, cette ville de l'Est algérien, en y organisant une exposition permanente des photographies de Marius et Auguste Maure, lesquels étaient établies sur l'actuelle rue de la République (ex-rue Berthe) à l'emplacement de la pharmacie du Soleil, dans le centre-ville.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Hafedh Moussaoui
Source : www.elwatan.com