Or, dans une Intifadha avant la lettre, ces Yaouled El Houma, pas plus hauts que trois pommes, sont rentrés dans l'Histoire flamboyante de l'Algérie par la grande porte en faisant un pied de nez, en décembre 1960 au Grand Charles qui s'échinait dans une énième tournée des popotes à faire vendre aux uns et aux autres son projet politique dit la 3è force. Exaspérés d'entendre les pied-noirs hurler à qui mieux mieux «Algérie Française», les enfants de Biskra, à l'instar ceux d'El Hamri, du Clos Salembier, de Belcourt ou de la Casbah, ont accueilli les 10, 11 et 12 décembre 1960 le Général Charles De Gaulle, celui qui s'est juré de faire plier la résistance algérienne aux cris de «Algérie algérienne» et «Abbas au pouvoir».
C'est cet événement que deux ministres et trois responsables d'organisations de la famille révolutionnaire, invités de la Reine des Ziban, sont venus commémorer officiellement le cinquantenaire, samedi dernier, avec la population de Biskra. «Ce soulèvement populaire massif a donné une nouvelle impulsion à la Révolution de Novembre », dira Chérif Abbès intervenant au cours de la rencontre organisée dans la salle des conférences du musée de la Wilaya VI historique, baptisé pour la circonstance Complexe Mohamed Chabani, du nom du jeune colonel biskri de l'ALN puis de l'ANP, «condamné à mort, (selon Chadli Bendjedid), et exécuté sur instruction de Benbella en 1964 ». De son côté, M. Saïd Abadou, plusieurs fois ministre et actuel SG de l'Organisation nationale des moudjahidine (ONM), a estimé que le peuple a exprimé son ras-le-bol et a prouvé de façon éloquente, son attachement indéfectible à la Révolution. Â
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Bachir Mebarek
Source : www.elwatan.com