Dégringolade - Il y a lieu de souligner qu'à la fin des années 1980 et au début des années 1990, le secteur industriel national participait à hauteur de 20 % au Produit intérieur brut (PIB).Il ressort des dernières statistiques que l'industrie nationale, qui se trouve être aujourd'hui dans un état quasi embryonnaire, contribue à hauteur de 4,7 % dans la production nationale.
Ce qui est dérisoire comparativement à la part de l'industrie dans le PIB des pays voisins, à savoir la Tunisie et le Maroc.
En procédant à la liquidation d'une bonne partie de la toile industrielle nationale, c'est plus de 40 % de cette force industrielle publique qui est partie en fumée. Aujourd'hui encore, il y a plus d'entreprises qui ferment leurs portes que celles qui les ouvrent.
Par ailleurs, les entreprises n'arrivent pas à s'adapter à un système économique des plus draconiens.
Entre autres facteurs qui jouent un rôle de premier plan dans le capotage de ces entreprises, les experts interrogés font état d'un environnement bureaucratique très dur qui n'a d'égal que les peines éprouvées par les chefs d'entreprises productrices de richesses hors hydrocarbures.
Et encore, il faut dire que ces chiffres sont basés sur des statistiques erronées car dans la majorité des cas ils sont établis sur la base d'un système de statistique assez maladroit. Les spécialistes, interrogés à ce sujet, ont tous indiqué que certains commerces libéraux sont considérés comme des entreprises à part entière. De ce fait, les boulangeries, les dinanderies et autres petits commerces sont recensés comme étant des entreprises créatrices de richesses.
En outre, il y a lieu de souligner que les entreprises algériennes sont des entreprises microscopiques.
Et comme le malheur des uns fait le bonheur des autres, cette situation chaotique a fait la richesse de gros lobbies de l'importation. Accaparant ce marché, ces mastodontes du container ont fait de l'Algérie un énorme marché, voire un dépotoir de toute «la racaille» des produits fabriqués à travers le monde et qui sont systématiquement importés à bas prix pour être vendus aux Algériens. C'est toute la société qui est devenue consommatrice orientée vers les produits étrangers. L'Algérien achète aujourd'hui des produits contrefaits, souvent impropres à la consommation alors que les mêmes produits, et de bien meilleure qualité, étaient fabriqués, il y a quelques décennies de cela, en Algérie.
C'est la preuve d'une rétrogradation sur le plan économique car il semblerait que l'Algérie qui vivait une situation transitoire charnière a, tout simplement, fait le mauvais choix.
Il était une fois...
Il est utile de rappeler que dans les années 1980, des secteurs d'activité qui représentaient le fleuron de l'industrie algérienne à l'instar de l'Enie, de l'Eniem, des Entreprises de câblerie de Biskra, des entreprises spécialisées dans la fabrication des produits d'ameublement, de certaines filatures, du cuir, de la dinanderie, des matériaux de construction, fournissaient des produits réputés pour leur excellente qualité.
Au côté de ces entreprises, il y a lieu de citer les pompes agricoles réalisées dans des usines dans la wilaya de Médéa. Le secteur du textile, à l'abandon aujourd'hui, a connu, lui aussi, ses années de gloire et était porteur d'une grande richesse. Ce même secteur avait contribué à la résorption du chômage et employé une main-d''uvre qualifiée qui était, dans sa quasi-totalité, féminine. Il offrait au consommateur un produit de qualité et typiquement algérien. Qu'en reste-t-il aujourd'hui '
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A R
Source : www.infosoir.com