Après une éclipse de quelques années, le COA tient depuis dimanche à Biskra sa semaine olympique de sport au Sud, évènement coïncidant généralement avec la fin de l'année et des vacances scolaires qui réunit quelques centaines de sportifs choisis parmi les 17 wilayas du Sud qui s'affrontent dans 7 disciplines afin d'attirer le regard des experts. Nombre d'athlètes d'élite ayant émergé à l'occasion de telles manifestations sur lesquelles les regards ne sont pas tout à fait dirigés faute surtout d'information. En effet, cette semaine olympique n'a pas fait l'objet d'un battage médiatique permettant la vulgarisation de l'évènement et la promotion des facettes de la Cité des «Ziban». Si personne ne peut nier la complicité qui doit exister entre le sport et le tourisme, il est des actions dont l'écho ne se fait entendre qu'après coup. Le COA ayant, parmi nombre des activités retenues à cette occasion, programmé une rencontre où il était question de rapports entre les médias et les sportifs d'élite. Plus concrètement, de l'importance des médias dans la promotion des carrières et de l'image des athlètes d'élite.Pour ce faire, le premier plan de la scène dressée sous le chapiteau laissait apparaître nos champions en boxe (Mohamed Allalou) et d'athlétisme (Saidi Sief). Deux authentiques sportifs qui ont brillé durant une période très difficile et pour le sport et pour l'Algérie mais qui avaient connu une médiatisation à la mesure de leur talent et leurs exploits sportifs. Il ne fallait pas donc une «recette» autre que la performance sportive pour que les médias parlent et reparlent de leurs glorieux palmarès, les médias sans distinction s'occupaient parfaitement de ce que le COA conçoit comme étant un accompagnement positif aux carrières. Son président Abderrahmane Hamad a été l'un des plus grands bénéficiaires de ce battage médiatique en grande partie grâce à ses exploits en saut en hauteur et non pas à des affinités à rechercher parmi des amis journalistes. Le vrai accompagnement, en fait, du sportif d'élite doit se faire à travers des structures dépendant du MJS, les fédérations, ligues et associations. Ce qu'on appelle une «mandoma», système qui guiderait aussi bien les athlètes d'élite que ceux en herbe appelés à le devenir un jour. Bien sûr que les médias ont un rôle à jouer et ils l'ont souvent joué et même bien joué. Sauf lorsque certains illuminés ont découvert que ces mêmes médias fourrent leur nez là où il ne faut pas, constituant désormais un danger pour l'avenir des carriéristes du sport, et ont décidé de fermer portes et fenêtres...
M. B.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Bouchama
Source : www.lesoirdalgerie.com