Handicapé des membres inférieurs, ne pouvant se mouvoir qu'avec des béquilles et ayant, selon les médecins, une incapacité motrice de 80%, Saddok Filali est un professeur de philosophie qui comptabilise 18 ans d'ancienneté dans le secteur de l'enseignement secondaire.
Ce père de 3 enfants, habitant un appartement de la cité des 830 logements à Biskra, mène depuis sa naissance une lutte quotidienne contre l'infirmité et toutes les difficultés en découlant, « sans geindre ni se laisser abattre », rapportent ses collègues de travail, lesquels ne comprennent pas pourquoi, en dépit de ses demandes adressées à la tutelle, ce fonctionnaire ne bénéficie toujours pas d'une affectation près de son domicile ni d'un « poste aménagé, comme le prévoit la législation du travail en vigueur », suggèrent-ils, ce qui lui éviterait les déplacements journaliers et harassants de Biskra vers un lycée de la commune de Sidi Okba, distant de son domicile d'une vingtaine de kilomètres où il est affecté depuis des années après avoir travaillé dans un établissement scolaire de la lointaine daïra de Zeribet El Oued. Se disant doublement victime du handicap physique et de la distance qui représente pour lui « un calvaire au quotidien, » cet homme espère seulement que son cas sera étudié et que « les responsables prendront conscience qu'ils peuvent réduire de moitié ses difficultés quotidiennes », confiera-t-il.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Ecrit par : H. M.
Source : www.elwatan.com