
La bâtisse de la bibliothèque, qui accuse un retard de réalisation de plusieurs années, est devenue un refuge pour les marginaux et autres réfugiés subsahariens.Implantées à la cité des 317 Logements, entre le quartier Bentaleb et la cité El Amel (1000 Logements), près de la mosquée Etaouba, dans la zone ouest de la ville de Biskra, une polyclinique et une bibliothèque tardent à voir le jour du fait d'un arrêt inexpliqué des travaux. Ces projets d'utilité sociale et culturelle, très attendus par les riverains de cette partie de la ville sont paralysés, et cela suscite moult interrogations de la part des habitants de la Reine des Ziban.«Ces chantiers accusant un retard de plus de quatre années, enregistrent des taux d'avancement variant de 20 à 50 % et évidemment les délais de réalisation sont amplement dépassés. La bâtisse principale de la future bibliothèque, presque finie, est devenue un repaire pour toutes sortes de marginaux, et maintenant elle est occupée par des dizaines de réfugiés maliens, qui squattent les lieux», rapporte Slimane Tifoughi, militant de la société civile.En porte-voix des habitants de ces cités, notre interlocuteur relève que dès son arrivée, le wali de Biskra, Messaoud Djari, avait dirigé une de ses premières visites sur le terrain vers ces infrastructures. Il avait réuni tous les intervenants dans la réalisation de ces projets pour les exhorter à les finaliser dans les délais impartis. «Plus d'un an plus tard, force est de constater qu'ils restent à l'état de projets semi-finis et cette situation génère des nuisances sur le tissu urbain et social», fera remarquer notre interlocuteur.A noter qu'il y a quelques jours, les services de sécurité, accompagnés d'agents de la Protection civile et de médecins dépêchés par la direction de la santé, de la population et le reforme des hôpitaux, sont intervenus pour contrôler l'identité et l'état de santé des squatters occupant la bâtisse destinée à devenir une bibliothèque. Questionné à propos de ces chantiers en souffrance, le P/APC de Biskra, Azzedine Slimani, a précisé que le marché a été confié à une autre entreprise que celle, -objet d'une mise en demeure-, qui a réalisé le début des travaux sans les mener à terme. Il assure que le dossier des projets non finalisés est suivi de près par l'ensemble des autorités locales et que les entrepreneurs défaillants seront sanctionnés conformément à la réglementation en vigueur.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Hafèdh Moussaoui
Source : www.elwatan.com