
L'Algérie produit 10% de la production mondiale des dattes et en exporte 13.000 tonnes/an pour une valeur de 35 millions de dollars, d'après les chiffres de l'Association nationale des exportateurs algériens. Bien qu'elle ne soit pas encore aux normes, la production de la datte atteint en moyenne 790.000 tonnes/an. « Le ministère de l'Agriculture est en train de préparer une étude sur la labellisation de la datte algérienne. Ce processus technique se traduira soit par une labellisation d'origine contrôlée (LOC) ou une indication géographique protégée (IGP). « Il s'agit de labelliser la datte algérienne et non Deglet Nour car cette dernière est produite aussi ailleurs », explique le président de l'association des exportateurs algériens, Ali Bey Nasri. Ce thème sera d'ailleurs débattu dans le cadre du premier Salon international de la datte qui ouvrira ses portes ce samedi à Biskra, à l'initiative du wali et de la Chambre algérienne du commerce et de l'industrie (Caci). Un événement, premier du genre, qui regroupera jusqu'au 24 mars, les différents acteurs concernés, dans la production, la distribution et l'exportation. A propos de l'exportation, Nasri déplore que le marché des dattes algériennes soit essentiellement concentré sur la France. « Certes, ces derniers temps, de nouveaux marchés se sont ouverts à la datte algérienne, en Russie, en Asie et au Moyen-Orient. Mais le marché français continue de capter 70% des exportations. Il y a comme une sorte de monopole de la part des importateurs français qui réexportent la datte algérienne », indique-t-il. Pis, comme la datte algérienne ne répond pas encore aux normes internationales en matière de conditionnement, entre autres, ce sont ces importateurs étrangers qui touchent la plus grande part des bénéfices ainsi que la valeur ajoutée. « Les importateurs achètent la datte algérienne et la reconditionnent dans les normes internationales avant de la réexporter. Ce sont donc eux qui en tirent le plus de bénéfices », souligne-t-il. Le salon international de la datte donnera une idée globale sur les variétés produites en Algérie, ainsi que sur les équipements et mécanismes utilisés pour la production, l'entretien, la transformation et le conditionnement. Les opérateurs activant dans ce secteur feront le point, dans le cadre aussi de ce salon, sur l'état de la recherche scientifique en présence de participants étrangers.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Farida Belkhiri
Source : www.horizons-dz.com