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«Briser le cercle vicieux de la pauvreté rurale»



«Briser le cercle vicieux de la pauvreté rurale»
En 2010, c'est à l'APN qu'ont été organisées les journées parlementaires sur l'alimentation. Ces journées, bien que folkloriques dans une certaine mesure, ont été d'une importance vitale pour le reste, des parlementaires, qui n'a pas passé son temps à la cafétéria.Plusieurs ministres se sont succédé pour expliquer la portée et surtout pour faire prendre conscience aux élus du peuple qui auront à légiférer sur le sujet. Cette manifestation est célébrée annuellement pour sensibiliser l'opinion publique sur les problèmes de la sécurité alimentaire et mobiliser tous les couches de la société civile pour lutter contre la faim et la malnutrition. La FAO a suggéré pour que le thème de cette année soit : «Protection sociale et agriculture, briser le cercle vicieux de la pauvreté rurale». C'est en 2008 qu'il y a eu la prise de conscience chez le gouvernement algérien suite à la crise alimentaire mondiale. La question de la souveraineté nationale est désormais intimement liée à l'alimentation. Tous ces départements ministériels sont réunis en un seul méga ministère celui de l'Agriculture du Développement rural et de la Pêche. Le 18 octobre de chaque année est dédiée pour l'alimentation. L'Algérie a célébré, hier, la Journée mondiale de l'alimentation (JMA), au siège de l'Ecole nationale supérieure d'agronomie (ex-INA) à El-Harrach. Plusieurs activités ont été organisées lors de la commémoration de cet événement. Plusieurs départements ministériels concernés par le sujet ont participé, entre aures la Représentation de l'Organisation des Nations unies pour l?alimentation et l'agriculture (FAO). Des organismes, concernés par la sécurité alimentaire et la lutte contre la faim et la malnutrition, ont contribué chacun à sa manière, à l'animation du riche programme d'activités concocté en tables rondes, en conférences-débats, en communications, en expositions, en journées d'études, en des formations et assistance, concours de dessins pour enfants au niveau central et au niveau des structures de base. Pour ce faire, le département communication du ministère a remis aux journalistes invités un document précieux dont nous vous livrons une synthèse. «Suite à la crise alimentaire mondiale de 2008, le gouvernement algérien a accordé la priorité au traitement de la question de la sécurité alimentaire, considérant qu'elle constitue un élément essentiel de sa sécurité nationale et mettant en ?uvre un ambitieux programme de développement agricole et rural, conformément aux orientations du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, données lors de la rencontre nationale consacrée au secteur de l'agriculture, qui s'est déroulée le 28 février 2009, à Biskra. Dès lors, une enveloppe budgétaire de 200 milliards de dinars par an a été allouée au secteur de l'agriculture durant le dernier quinquennat 2009-2014. «L'ambitieux programme de développement agricole et rural a donné des résultats encourageants lors du premier quinquennat 2009-2014 et ont valu à l'Algérie d'être distinguée, en juin 2013, par la FAO, pour avoir atteint, avant terme, le premier des Objectifs du millénaire pour le développement relatif à l'élimination de l'extrême pauvreté à l'horizon 2015». «L'ambition étant de faire en sorte encore à ce que ce dernier soit mis en position de contribuer de manière significative à la croissance économique et au relèvement du niveau de la sécurité alimentaire du pays». Aujourd'hui, l'agriculture, secteur économique et social par excellence, participe à hauteur de 9,8% au PIB national et occupe 2,5 millions de personnes dans 1.2 million d'exploitations agricoles et d'élevage. Le taux de croissance agricole de plus de 11% durant le dernier quinquennat alors que l'objectif tracé est de 8,33% et la valeur de la production agricole, estimée à 2 761 milliards de dinars, uniquement pour l'année 2014, soit l'équivalent de 35 milliards de dollars et représentant 70% des disponibilités alimentaires. Même les disponibilités alimentaires, par habitant et par jour, ont été multipliées par huit en cinquante années, âge de l'Algérie indépendante, pour atteindre 3 500 kilos calories par habitant et par jour, sachant que la population a été multipliée par quatre. Rappelant qu'en 1962, ces disponibilités n'étaient que 1 700 kilos calories par habitant par jour et que le seuil de la famine arrêté par l'OMS était de 2 300 kilos calories.


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