Biskra - A la une

Bougherara fixe un ultimatum



Le dernier cri. La situation est d'autant plus déliquescente qu'elle devient, de plus en plus, intenable. A telle enseigne que le coach, Lyamine Bougherara, connu pour être imperturbable, est sorti de sa réserve et fixe les règles à observer, par la direction du RC Relizane, dans les tout prochains jours. Droit au but, l'entraîneur ne coupe plus la poire en deux ni ne fait dans le détail, en optant pour la solution radicale, en acculant la direction du club. Bougherara accorde un ultimatum de 2 jours à cette direction, l'invitant à mettre de l'ordre dans la maison du club de la capitale de Mina. Il s'agit en fait de la régularisation de la situation financière des joueurs. «Faute de quoi, je déposerais ma démission», a fini par lâcher l'ancien portier des Verts, Lyamine Bougherara. Ce dernier se veut être prévenant et non pas menaçant. La cacophonie, marquant la gestion des affaires du club, semble avoir sérieusement impacté son travail, mais aussi ses joueurs, d'où le recours à ce tir croisé, fragilisant encore plus le club qui se débat, ces derniers jours, contre vents et marées en quête de finances. Mais ce qui semble avoir motivé le plus ancien portier international à agir de telle sorte, tout en faisant des déclarations «incendiaires», survient après la nouvelle grève enclenchée par ses joueurs refusant de reprendre le chemin des stades et des entraînements. Ces derniers continuent à revendiquer leur dû. La situation se corse de jour en jour. L'ancien portier de l'Equipe nationale est, contre toute attente, épuisé, en assistant, impuissant, à la situation vraisemblablement inscrite dans la durée. Autrement dit, celle-ci est figée, ne connaissant aucune amélioration ne serait-ce qu'un tant soit peu. «Je ne peux pas continuer à travailler dans de pareilles conditions», a déploré Lyamine Bougherara. «J'ai fait un déplacement de 700 km de chez moi (il réside à Aïn M'lila, ndlr), pour me retrouver en train de gérer des problèmes extra-sportifs», a-t-il ajouté d'un ton amer. La situation étant complexe, le coach n'affiche plus d'indulgence envers la direction en la mettant devant le fait accompli, tout en l' acculant au pied de mur, l'invitant à reprendre en main la situation qui est en train de lui échapper. La direction du club a désormais 2 jours pour remettre de l'ordre dans la maison, faute de quoi, je quitterai le club», a réitéré encore une fois Lyamine Bougherara. Après avoir repris tardivement la préparation d'intersaison et annulé le stage estival, le RCR a joué la première journée du championnat sans ses nouvelles recrues, qui n'ont toujours pas obtenu leurs licences à cause des dettes du club, non encore honorées auprès de la Chambre nationale de résolution des litiges. Et de plus, l'équipe a joué la 2e journée avec son effectif de la réserve, suite au refus des seniors de faire le déplacement à Bechar pour revendiquer leur argent. L'intervention du wali a mis fin à la grève, ce qui a permis au Rapid de faire le déplacement de Biskra (défaite 1-0), pour le compte de la 3e journée avec son équipe première. «En plus du fait que les dirigeants ne parviennent pas encore à qualifier les nouvelles recrues, j'assiste impuissant à des grèves à répétition des joueurs, ce qui n'est pas fait pour nous permettre de travailler dans la sérénité et expose l'avenir du club parmi l'élite au danger», a encore regretté le coach du RCR, dont l'équipe compte seulement 3 points des 9 possibles après trois journées de compétition. À quand le bout du tunnel' La balle est, selon les spécialistes, dans le camp de la nouvelle direction.
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