Biskra - Revue de Presse

Biskra: Un joyau à l'abandon



Abandonnées depuis de longues années elles forment aujourd'hui des rides bien visibles sur le visage de la reine des Ziban. La mairie de Biskra, un hôtel de ville conçu et érigé dans les années 1800, a été utilisé comme tel depuis l'indépendance mais sera libéré par l'APC sortante qui a préféré occuper une autre bâtisse.

 Cédée au profit du secteur de la culture, pour une virtuelle annexe de la Bibliothèque Nationale, elle se trouve aujourd'hui dans un état déplorable. Ce joyau architectural sombre dans la décrépitude et la battisse offre un visage de désolation qui ternit l'aspect urbanistique de la ville. «Impensable que de pareilles structures soient abandonnées», disent les citoyens impuissants devant cette déchéance.           Cette désolation concerne aussi le triste sort réservé à l'hôtel du Sahara ou encore à celui, situé sur une grande avenue parallèle, tristement fermés depuis des lustres, alors que la ville souffre de d?infrastructures touristiques qui ont par le passé fait sa renommée.    Autres structures importante également à l'abandon, les anciennes Galeries algériennes, clairsemées à travers toute la wilaya et qui ne sont occupées que par la délinquance ou les courants d'air.

 L'ancien siège de l'US Biskra, implanté dans un lieu stratégique et qui aurait pu être aménagé en salle de fêtes dont la commune aurait pu tirer des dividendes, fait partie de ces structures fermées.

 Cette bâtisse, qui appartient à la wilaya, était cédée au début des années 1980 au club phare de cette ville, pour lui servir de siège et de lieu de restauration, quelques années plus tard, l'USB désertera les lieux et depuis, rien n'a été concrétisé. A ce jour la structure continue de se dégrader. Que dire des 2 blocs de logements CNEP situés au creux de la cité des 726 logements et toujours inoccupés. Un gardiennage précaire a sauvé les bâtisses de l'envahissement par les mal-logés, mais ne semble pas avoir évité la disparition des garnitures électriques et autres. Sur ce même chapitre des centaines de locaux de commerce, érigés depuis plus d'une année, ont toujours les rideaux baissés et attendent paisiblement leur dégradation.

 D'autres structures se trouvant à l'état d'abandon, sont présentes dans d'autres localités de la wilaya, mais la problématique de leur vocation est aujourd'hui entièrement posée. L'année 2010 sera-t-elle l'occasion pour les élus de prendre les décisions courageuses qui s'imposent ?


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