Biskra - Revue de Presse

Biskra Sit-in des directeurs de CEM



Les directeurs des établissements du moyen de la wilaya de Biskra se sont regroupés mardi, devant le siège de la direction de l'Education pour revendiquer, comme les autres professionnels du secteur, «la révision de la grille des salaires proposée». Les nouvelles dispositions du statut des directeurs «sont en réel décalage avec vécu quotidien du directeur de collège et sont loin de lui donner la considération que devrait lui conférer son statut au sein du secteur et de la société», selon les contestataires. «La classification proposée par les décideurs et qui met le directeur de CEM, le surveillant général de lycée, l'économe et le professeur de lycée à la même catégorie, dénote une grave négligence», dira ce directeur d'un établissement rural. Abondant sur le même sujet, un autre intervenant dira: «sachez qu'après avoir encadré les examens de fin d'année, les autres personnels du secteur sont au repos, alors que nous directeurs, sommes en activité dès la 2e quinzaine du mois d'août, pour la mise sur orbite de la prochaine rentrée, la confection des emplois du temps des professeurs, des agents d'entretien et répondre aux correspondances ministérielles. Alors aligner notre grille sur celle des personnels qui n'assument pas les mêmes tâches, cela relève de l'indifférence, voire du mépris envers un corps qui a assumé ses prérogatives avec courage au temps des années noires». «En sus de cette légèreté, ajoutera ce chef d'établissement du centre-ville, l'obligation d'obtenir des résultats pédagogiques continue à pointer sur nos têtes, telle l'épée de Damoclès. Nous ne sommes pas des faiseurs de miracles, et par ailleurs nous n'avons jamais été associés à la conception des programmes. Peut-on booster des résultats dans des conditions pareilles? Respectant la voie hiérarchique les DEM ont déjà codifié leurs revendications dans une pétition adressée à leur tutelle mais qui est restée lettre morte. De passage à Biskra, le mois dernier, une commission ministérielle a été destinataire d'une copie de ce document et aurait promis de répondre, mais rien ne semble bouger. Se sentant dépréciés et frustrés de ne pas pouvoir s'exprimer sur toutes les tares du secteur, les administrateurs de ces collèges, ont pris leur destin en mains et ont décidé de sortir dans la rue et d'agir à nu, sans la couverture d'aucun parti, ni d'aucun syndicat. «Nous irons jusqu'au bout de nos revendications et si, au niveau local, notre voix ne portera pas, nous lutterons jusqu'à la révision de ces statuts et de cette grille des salaires bâclés pour on ne sait quel dessein», avancent-ils.
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