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Biskra réclame un CHU et une faculté de médecine



Faute d'hôpitaux dignes de ce nom, mais aussi de médecins spécialistes, les Biskris continuent toujours de se faire soigner hors wilaya, quand il s'agit de pathologies graves.Connue pour son rôle stratégique dans le développement économique du pays, Biskra donne à première vue l'impression d'une wilaya riche en termes d'infrastructures de base indispensables pour une vie décente de ses quelque 900 000 habitants. La réalité est toutefois tout autre. Biskra demeure nécessiteuse en la matière, notamment concernant le volet sanitaire que la pandémie qui secoue le pays a mis à nu. Les Biskris continuent toujours de se faire soigner, quand il s'agit de pathologies pernicieuses, hors wilaya, à Alger le plus souvent, faute d'hôpitaux dignes de ce nom, mais aussi de médecins spécialistes. Face à cette réalité trop épineuse, de nombreux citoyens, pour la plupart des intellectuels, ont pris l'initiative et se sont organisés pour porter leur voix aux hautes sphères, espérant ainsi faire bénéficier leur wilaya d'un CHU, à l'instar des wilayas environnantes, Batna et Sétif, à titre d'exemple. "Pourquoi pas ' Que manque-t-il pour que la wilaya soit dotée d'une pareille structure '" s'interroge un jeune professeur d'économie à l'UMK, approché par nos soins, avant de poursuive : "Nous menons actuellement une campagne de récolte du maximum possible de signatures à cet effet, que nous transmettrons par la suite aux responsables concernés. Nous souhaiterions que ce rêve auquel nous tenons à c?ur soit réalisé ; ce n'est d'ailleurs pas convenable de l'appeler rêve, car il s'agit là d'un droit très légitime. La wilaya recèle toutes les potentialités requises pour qu'un projet de ce genre voie le jour, de même que nous réclamons aussi une faculté de médecine pour nos étudiants.
La région en est pauvre." Cette grande opération de récolte de signatures se poursuit toujours et touche, entre autres, la majorité des composantes de la société civile, des associations, coordinations et organisations, des élus locaux, des cadres de la fonction publique, des parlementaires... Parmi les associations qui ont pris part à l'initiative, citons, à titre d'exemple non limitatif, l'Association nationale de bienfaisance, l'association nationale de médecine sportive Bureau de Biskra, l'association El-Baraka pour l'action humanitaire, Ness Elkhir, Nida pour l'enfance et la jeunesse, l'Office local de la promotion du tourisme, l'association de protection de l'environnement de Fontaine des gazelles, l'Union nationale des journalistes, l'association Al-Basma, l'Académie algérienne de bienfaisance et des droits de l'Homme, et plusieurs autres associations et organisations réparties à travers le territoire de la wilaya. Comme d'autres initiatives tuées dans l'?uf auparavant, cette opération risque de ne pas aboutir et de connaître le même sort, si elle n'est pas suivie et appuyée par les responsables locaux.
Contacté par Liberté, le vice-président de l'APW soutient : "Ce que la population réclame est en toute évidence une revendication légitime." L'élu local note que "même les neuf députés représentant la région se sont ralliés à la campagne en question.
Ils ont formulé, à ce titre, une lettre de doléances qui sera remise au président de la République aujourd'hui mercredi (hier, ndlr), et ce, parallèlement à l'ouverture de la séance plénière de l'APN". Les aspirations des Biskris semblent, faut-il le dire, utopiques, surtout quand on sait qu'un simple hôpital de 240 lits dont Biskra a bénéficié lors de la visite du ministre de la Santé est toujours mis en stand-by, en raison notamment de l'assiette de terrain dont le choix n'a pas encore été fait. Que dire donc d'un CHU et d'une faculté de médecine '
H. BAHAMMA
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