Plusieurs abonnés
de l'Algérienne des eaux (ADE) se sont plaints d'avoir reçu des factures salées
ne correspondant pas à leurs consommations réelles.
Pourquoi cette
surfacturation? La révision des tarifs de l'eau n'est pas à l'ordre du jour. Et
la question n'a même pas été abordée par le Président de la République lors de
la réunion d'évaluation du secteur des ressources en eau, tenue mercredi
dernier. Ammi Cherif payait entre 2500 à 3000 DA par trimestre sa facture d'eau
forfaitaire, aujourd'hui, elle dépasse les 5000 DA ! Une dame handicapée vivant
avec sa jeune cousine a eu des cauchemars en apprenant le montant de sa
nouvelle facture. «Que l'on nous lâche l'eau régulièrement et nous serons
réguliers nous aussi», affirme-t-elle. Autour de cette question, les services concernés
affirment que «chaque consommateur peut vérifier sur sa propre quittance que le
prix unitaire du mètre cube de l'eau distribuée n'a pas changé, la maîtrise
d'une consommation normale revient donc au citoyen lui-même qui devrait
installer un compteur pour un meilleur suivi de sa consommation». Au-delà de la
facturation, les citoyens se plaignent aussi de la distribution et de la
qualité de l'eau.» La solidarité sociale dont parle la loi sur l'eau ne
consiste pas à donner de l'eau 24h/24 à certains quartiers et rationner
d'autres à raison d'une ou deux heures par jour et de surcroît à des horaires
irréguliers !». Sur la qualité de l'eau, notre interlocuteur ajoutera:» L'eau
que nous recevons a parfois un arrière-goût amer et ne permet pas la cuisson des
aliments, ce qui nous pousse à payer une seconde facture à 1,50 DA le litre aux
citernes de passage avec tous les risques épidémiologiques que cela comporte».
Par ailleurs, «comment faut-il interpréter le décret exécutif n°05-13 du 9
Janvier 2005 fixant les règles de tarification, qui classe Biskra dans la zone
tarifaire de ... Constantine (avec Guelma; Annaba, Skikda, Batna ...) au lieu
de celle de Ouargla? Jusqu'à preuve du contraire, Biskra est une wilaya du
Sud», s'étonnera un des abonnés de l'ADE.
Pour l'heure, dans certaines cités, on
s'organise en comité pour adresser des lettres de réclamation à la direction
des eaux et aux autorités compétentes afin de surseoir à cette décision : «Il y
a ici des gens qui ont de toutes petites retraites, de nombreux chômeurs aussi.
Ces gens-là sont mis dans la difficulté par ces factures trop élevées»,
explique Amar, un artisan mécanicien.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Ecrit par : H L
Source : www.lequotidien-oran.com