Les quelque 700
professeurs du secondaire, toutes matières confondues, convoqués au lycée Si El
Haouès de Biskra, depuis jeudi, pour la correction
des épreuves du baccalauréat, ont boudé le repas de midi de vendredi « à cause
des mauvaises conditions de travail et du mépris dont nous avons manifestement
été les victimes», a expliqué l'un d'eux. Comme un seul homme, les enseignants
dont une majorité de femmes et de jeunes filles, ont en effet, quitté le centre
de correction vers 12h05 après avoir attendu plus de 45 minutes en plein soleil
ou abrités pour les plus chanceux, sous un minuscule préau, avant que l'on
veuille bien leur ouvrir les portes du réfectoire pour s'y restaurer. « Nous
travaillons tous les jours sans discontinuité de 7h30 à 13h30. Nous avons
besoin de sérénité pour mener à bien notre tâche et ne léser aucun des
candidats. D'un commun accord avec le chef de centre, il a été décidé que pour
le vendredi, jour de prière, les fonctionnaires pouvaient rentrer chez eux plus
tôt, après avoir pris leurs repas. Or, on nous a fait attendre comme du bétail,
devant les portes de la cantine pendant presque trois quarts heure. Alors, nous
avons décidé de partir tous ensemble car nombreux ceux habitant loin de Biskra,
ne pouvaient rejoindre à temps leurs foyers, faute de moyen de transport», a
raconté un professeur de sciences naturelles, outré par le manque
d'organisation et les aberrations des horaires de travail et de la restauration.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : H M
Source : www.lequotidien-oran.com