Biskra - Revue de Presse

Biskra: Le Panaf en vitrine



Il fait chaud, c'est une évidence, mais la canicule est toujours très difficile à supporter. A chaque lever et coucher du soleil, le citoyen biskri fait semblant de vivre, de résister. A plus de 45° C le jour et pas moins de 40° C la nuit, rien ne vient à bout de cette fournaise. Et, ni les climatiseurs ronflant jusqu'à épuisement, ni la consommation accrue de boissons de toutes les couleurs ne peuvent voiler ce chaudron qui bout durant trois mois. Une chaleur qui rend les journées trop longues et les nuits encore plus insupportables. Ici, la journée commence avec 38° à l'aube, nous plonge dans une léthargie matinale désagréable dès 7h. Au delà de 10 heures, il est difficile de garder toute sa lucidité tant la transpiration vous vide de tous les liquides que vous absorbez. Les radiations solaires, à vous couper le souffle, remettent en cause la notion même de l'adaptation de l'homme à ce climat.

Pour ceux qui n'ont pas la chance de quitter cette ville, jadis propre, coquette et conviviale, ils seront contraints de s'adapter à la vie dans ce grand «douar» où les poussières, résultant d'infinis travaux de réfection de chaussée et de réseaux divers, vous font regretter les moments de farniente qu'offrait cette petite oasis d'autrefois. Beaucoup refusent aujourd'hui de voir leur ville s'avilir et perdre de ses atours. Mais loin des rouages de décision, ils ne peuvent changer les choses.

Le manque criard de lieux de détente, de jardin de loisirs, l'absence chronique d'espaces culturels, finissent par jeter, par pelotons entiers, des jeunes dans les bras de l'oisiveté. S'ennuyant jusqu'au désespoir, certains passent leur temps à errer de café en café, à rêvasser d'une harga ou de cyber en cyber (quand les chutes de courant et les ruptures de connexion ne viennent pas s'ajouter à leur malheur...), d'aut-res, les plus désoeuvrés, naviguent d'un marché hebdomadaire à un autre, faisant du pickpocket, et du vol à l'étalage leur principal loisir. Le Panaf ? C'est derrière la «vitrine» de l'ENTV et c'est à 500 km, c'est loin, même si vous croyez être sur le même continent.


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