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Biskra : La justice ordonne la réouverture de Hammam Sidi Hadj



Après des années de procédures judiciaires impliquant des plaignants en conflit concernant la gestion du Hammam Sidi Hadj, lequel centre thermal est situé au lieu-dit éponyme dans la commune de Loutaya, à 35 km au nord de Biskra, le tribunal a émis dernièrement un ordre de réouverture en faveur de Amer Boudjemaâ, un investisseur se battant depuis presque 20 ans pour arracher cette décision.Durant tout ce temps-là, Hammam Sidi Hadj avait gardé porte close, au nez des milliers de curistes l'appréciant pour ses eaux sulfurées, se rappelle-t-on. Idyllique dans le passé, ce hammam est désormais à l'abandon et les lieux présentent un état de délabrement avancé, même si la source principale continue quotidiennement à fournir des hectolitres de cette eau curative, constate-t-on.
Ne cachant pas sa joie d'avoir remporté un long et fastidieux procès contre ses détracteurs, dont 4 ont été condamnés à 6 mois de prison ferme, à s'acquitter de fortes amendes et à lui payer des dommages et intérêts, tandis que 4 autres ont été innocentés d'obstruction à l'application de décisions de justice et de troubles à l'ordre public, A. Boudjemaâ attend désormais les permis de construire et d'équipement délivrés par l'APC de Loutaya, tardant, à son sens, à lui délivrer ses sésames administratifs.
«Cette décision est un acte de justice d'une institution de l'Etat algérien. J'ose espérer qu'elle sera respectée et soutenue par toutes les parties concernées. La rénovation et la réouverture de Hammam Sidi Hadj bénéficiera à tous et la région retrouvera son animation d'antan, tandis que se développeront une myriade d'activités annexes, telles que le transport, la restauration, le commerce des produits artisanaux, des dattes et des fruits et légumes et de souvenirs pour les visiteurs. Un gestionnaire va être désigné.
Le plan de réhabilitation de ce joyau du thermalisme dans la wilaya de Biskra sera lancé dès que les autorisations légales seront obtenues», souligne-t-il, en poussant un ouf de soulagement. Est-ce vraiment la fin d'un feuilleton qui défraye la chronique locale depuis des années ' se demande-t-on.
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