Créée pour apporter un plus au citoyen biskri, en matière de transport
urbain, monopolisé par le privé, la nouvelle entreprise publique de transport
urbain vient de réceptionner 10 bus «Sonacome» que les chauffeurs arborant la
tenue de l'ETUSA, ont conduit jusqu'à Biskra.
Les véhicules paraissent neufs de loin, mais à regarder de près, le
commun des mortels remarquera que ce sont des bus qui ont servi, et bien servi,
au sein de l'ETUSA d'Alger.
Avec des pneumatiques élimés, une
tôle, un intérieur et des sièges visiblement retapés, cette vague de véhicules
sera, selon le ministre, suivie de 20 autres du même type.
L'E.P.T.U.B, qui vient de signer
ainsi son acte de naissance en présence du patron du secteur M. Amar Tou,
serait-elle devenue le grenier de l'Entreprise algéroise (ETUSA) ?
Ce programme dont fait partie Biskra
concernera au départ 7 wilayas: Béjaïa, Jijel, Béchar, Ghardaïa, Chlef, et Sidi
Bel-Abbès, avant d'être généralisé aux autres wilayas dès le mois d'avril.
L'objectif de cette initiative du ministère des Transports est de réinvestir le
terrain du transport public de la wilaya, abandonné il y a plusieurs années et
occupé aujourd'hui, sans partage par des privés en grande difficulté.
La mesure, bien qu'accueillie
avec un large sourire par ses futurs clients, risque fort de mettre dans
l'embarras cette entreprise naissante, qui débuterait ainsi son bail, au mois
d'avril, par des réparations mécaniques coûteuses et des ruptures de
prestations particulièrement en été. La direction de cette nouvelle entreprise
acceptera-t-elle de démarrer sur ces bases? La solution préconisée, par le
ministre est de faire d'abord fonctionner la structure et penser par la suite à
contracter des prêts bancaires, voire même de bénéficier du Fonds national de
soutien au transport urbain au cas où l'EPTUB, voudrait renouveler son parc.
«L'Etat a fait un pas, c'est aux entreprises, à présent, de poursuivre le
chemin», répétera souvent le ministre, lors de cette visite de travail qui a
mené les walis de Biskra et d'El-Oued à se retrouver à Still, localité
frontalière à la wilaya de Biskra, pour suivre de visu les travaux de
l'élargissement sur 210 km de la voie ferrée Biskra / Touggourt, confiée à des
entreprises portugaises pour la wilaya de Biskra et chinoise pour la partie
Still/Touggourt avec des bretelles vers El- Oued, Djebel Onk et Le Kouif
(Tebessa). Après le boom de la réalisation des routes et autoroutes, l'Etat
semble décidé à se réapproprier le transport urbain.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Ecrit par : H L
Source : www.lequotidien-oran.com