Rassemblés devant leur site administratif situé dans la cité des 726
logements, les travailleurs de la Caisse de mutualité agricole ont organisé
jeudi une journée de protestation. Pour les travailleurs qui nous ont
approchés, la revendication essentielle du mouvement porte sur leur avenir
professionnel, en suspens depuis la décision prise en 2008, de dissoudre cette
caisse. «Quel sera notre avenir ?» est le slogan qu'affiche une longue
banderole placée au fronton de l'entrée de l'établissement.
Les travailleurs de ces unités qui ont trié et étudié les centaines de
dossiers de demandes de prêts agricoles, depuis de longues années, ne
comprennent pas pourquoi «les responsables du secteur sont unanimes pour parler
de réussite de l'opération du crédit agricole mais oublient que nous avons été
les principaux acteurs de la réussite de cette opération». L'un d'eux ajoutera
«à présent que cette opération est clôturée on nous met au placard, sommes-nous
devenus des travailleurs jetables ?»
Dans leur listing de réclamations, la vingtaine de cadres et travailleurs
locaux, demandent leur réintégration à la caisse mère ou à la BADR, comme
promis par le ministère de tutelle depuis très longtemps. Certains ont même
fait la demande d'un départ volontaire, moyennant une prime conséquente, mais
aucune suite ne leur a été accordée. Visiblement lassés par les promesses non
tenues par la tutelle, les travailleurs promettent «d'aller plus haut» dans
leur processus de revendications. L'augmentation salariale dont ont bénéficié
les autres secteurs, ainsi que de l'indemnité progressive non servie, pour
l'année 2009/2010, font partie de la requête du collectif des travailleurs,
mais aujourd' hui ce qui donne froid au dos aux 1.000 employés dispatchés à
travers le territoire, c'est l'arrivée probable, en avril prochain, d'un
liquidateur qui pourrait reléguer leurs revendications aux calendes grecques.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : H L
Source : www.lequotidien-oran.com