Biskra

Biskra : Après leur fermeture, des cliniques privées protestent



Avec la fermeture de plusieurs cliniques privées à Alger, Oran, Skikda, Blida, Mostaganem, Ghardaia et aujourd'hui Biskra où 2 établissements du genre ont été touchés, et plus de 40 mises en demeure adressées aux pharmaciens, la commission de contrôle des structures de santé a frappé fort. Les délégués, mandatés par les services du ministère de Amar Tou, ont, en effet, mis à l'arrêt les deux grandes structures sanitaires privées de la wilaya. «Les griefs retenus contre ces deux structures ne sont pas d'ordre médical; il n'y a eu ni décès collectifs, ni épidémies caractérisées» ..., selon les responsables des établissements qui ajoutent que les raisons invoquées, liées à la non-conformité de certains documents et registres, n'autorisent pas de telles sanctions qui «mettent un grand nombre de malades et d'opérés dans une situation gravissime». Et d'ajouter «on ne ferme pas une clinique parce que le tableau à l'entrée ne comporte pas le nom des médecins» ou «parce que la griffe du médecin a été omise sur un protocole opératoire», dira un des médecins outré. «Nous avons été fouillés comme de vulgaires malfrats, méprisés et avons subi l'entrée fracassante de ces messieurs dans nos cabinets au moment de nos consultations. Nous sommes dans une région conservatrice et de tels actes auraient pu avoir des suites regrettables», dira l'un des médecins exerçant dans la clinique Errazi. «Les individus, qui ont envahi nos structures, sont arrivés sans même s'annoncer et sans ordre de mission avec des questionnaires frisant la curiosité malsaine», ajoute un autre médecin de la même clinique. «Nous ne sommes pas contre le contrôle, mais trouvez-vous normal que la grande maternité de Biskra n'ait à son service aucun réanimateur alors que l'hôpital mitoyen à cette maternité en possède 3, mais qui ne peuvent être affectés selon la nouvelle restructuration des services de santé, sans convention ???», soutiennent les médecins. Cette aberration met quotidiennement en danger la vie de nombreuses femmes venues accoucher», explose un des praticiens venu soutenir ses confrères. Dans une lettre ouverte, adressée «aux autorités du pays, de la wilaya et à la Presse», le collectif des médecins et pharmaciens de la wilaya de Biskra s'élève contre «ces sanctions arbitraires qui bafouent toutes les lois de la République» et demande «la levée sans délai des décisions iniques de fermeture» et « la reconnaissance des professions médicales privées comme alliée incontournable du système sanitaire du pays». Dans ce même document, les médecins privés demandent « l'ouverture d'un cadre officiel de concertation et de dialogue pour améliorer le quotidien du malade et les conditions d'exercice de la profession médicale».
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