
Près de 40 entrepreneurs qui ont réalisé des aménagements urbains, ont déposé plainte contre les communes et autres institutions de l'Etat qui refusent de les payer pour "des dossiers administratifs incomplets".En effet, à Sidi Okba, des entreprises qui ont achevé des travaux, selon les cahiers des charges et obtenu des certificats de conformité, risquent de ne pas être réglées si les livrets fonciers des terrains sur lesquels ont été réalisés les projets, ne sont pas déposés au niveau du Trésor public.Et comme la situation du cadastre de cette commune est encore loin d'être apurée, les situations de paiement ne peuvent être établies. "Désormais, on réfléchira à deux fois avant de nous engager avec certaines institutions", disent les entrepreneurs en colère.Par ailleurs, on estime à la confédération du patronat (CAP), que "certains entrepreneurs s'engagent naïvement dans des projets, sans prendre toutes les dispositions réglementaires et se retrouvent dans un grand embarras une fois le projet achevé et face aux tracas administratifs, les entreprises de réalisation ne progressent pas, ferment souvent boutique et créent ainsi un manque de structures de réalisations au niveau de la wilaya, où les décideurs se plaignent souvent de l'absence d'entreprises performantes". À Biskra, rappelle M. Ouendjli, président de la CAP, "rares sont les entreprises qui vivent au-delà d'une decennie, car le poids des difficultés administratives influe énormément sur l'activité de l'unité qui déjà, à la base, a dû sauté bien des haies avant sa création". Aujourd'hui, ces patrons d'entreprises en colère en appellent à la volonté politique des décideurs pour assurer à leurs familles un minimum vital et éviter à leurs entreprises un dépôt de bilan fatal, synonyme de mort de leur unité économique.H. L.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Liberté
Source : www.liberte-algerie.com