Grand propriétaire et entrepreneur d'origine alsacienne, Charles Lévy, créa l'office HBM (habitations Bon Marché). La première société d'HBM est le patrimoine Coopératif Sétifien, dont les réalisations ont été les plus nombreuses de 1927 à 1935.
Une autre société dénommée « le Foyer des Cheminots Algériens) a édifié vers 1931-1932 une vingtaine de maisons individuelles.
Une dernière société d'HBM, le foyer des Anciens Combattants sur la partie nord ouest de la zone au-delà de la porte de Biskra et au nord de la zone de la gare, de 1933 à 1935, 100 maisons individuelles de divers types. Toutes ont attribué indifféremment à des familles européennes et musulmanes. La première grande opération immobilière de Lévy fut la création de la cité Bel Air. La municipalité lui ayant légué un de ses terrains incultes et rocailleux situé au nord-ouest de la ville, il fait procéder au recasement des 876 habitants du «village nègre» dans ce nouveau quartier plus aéré dans lequel chaque famille devait disposer d'une pièce chacune. Pour occuper la population déplacée, une fabrique de tapis fut construire ainsi qu'une école technique pour l'enseignement de la broderie.
Le «village nègre» situé entre la gare et le marché, fut alors complètement rasé, afin de bâtir sur son emplacement un quartier résidentiel. La Cité Lévy, actuellement Cité Tlidjen Abderahmane, un autre preux qui a payé un lourd tribut a de son côté enfanté une partie de l'élite et des grandes personnalités de la ville. On doit par ailleurs savoir que des maisons familiales, dans un plan régulier, y sont édifiées pour des Européens essentiellement, fonctionnaires, employés et autres retraités. La question du logement des indigènes reste une préoccupation constante des autorités. Nombreuses sont les familles musulmanes provenant des compagnes qui affluent vers la ville, espérant y trouver une vie plus facile. Ni le manque de logements, ni les difficultés de ravitaillement n'ont arrêté cet afflux qui continue à se manifester. Un tel mouvement n'a pas été bien accueilli par l'administration de l'époque n'ayant fait l'effort nécessaire pour loger les nouveaux arrivants qui se sont entassés dans des gites de fortunes installés dans différents coins de la périphérie de l'agglomération.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel Beniaiche
Source : www.elwatan.com