
Amirouche YazidC'est un accueil triomphal qui a été réservé au candidat indépendant, Ali Benflis, à l'occasion de la visite qui l'a conduit dans l'après-midi d'hier dans la capitale des Aurès. La population de Batna vient ainsi de signer son adhésion à la candidature de l'ex-Chef du gouvernement. Ce dernier s'est offert d'ailleurs un bain de foule dans une des artères principales de la wilaya avant de se diriger vers la salle omnisports du complexe 1er-Novembre-1954. Il a observé une halte au niveau de la très symbolique Place des Martyrs.Dans une salle archicomble et devant une assistance à la fois acquise et surchauffée, Ali Benflis n'a pas néanmoins succombé à l'ambiance de la salle, où le public ne cessait de crier «gloire aux Chaouis» et scandant «armée et peuple avec Benflis». Ce dernier préféra dans ce sens rétorquer mettre les «failles» des dirigeants en place en usant allusion après allusion. C'est ainsi qu'il s'est longuement attardé sur la nécessité pour les hommes politiques de s'armer des valeurs morales, qui sont contraire, dira-t-il, à cette manie «d'insulter les autres». Sur sa lancée discursive, Ali Benflis, exprimera son étonnement et surtout sa désapprobation de voir «des responsables se rendre à Tizi Ouzou ou ailleurs sous une forte escorte militaire». L'orateur qui regrettera, ce qui «est advenu de nos institutions de l'Etat», rendra un hommage très appuyé à Liamine Zeroual qui «a institutionnalisé la limitation des mandats présidentiels à deux». Sur ce sujet, l'ex-secrétaire général du FLN, déclare qu'il s'agit d'un véritable «viol de la Constitution». Raison, dès lors, pour lui, de s'engager à «ne pas faire plus d'un mandat». «Je m'engagerai à ne pas m'accrocher au poste. Je placerai l'Algérie sur les rails et je m'en irai», assénera-t-il sous les ovations du public. Vers la fin de son intervention, Ali Benflis, n'a pas manqué l'opportunité de dire qu'il n'agit pas en Chaoui, «mais en Algérien», soulignant que «son éducation et sa culture le guident vers la construction de l'Etat» et non pas vers «la république des copains».Avant sa démonstration dans le chef-lieu de la wilaya, Ali Benflis aura également gagné la sympathie d'Aïn Touta, où un accueil chaleureux lui a été réservé. À Biskra, dans la matinée, le candidat Ali Benflis s'est appuyé sur le contenu de son discours avec cependant quelques nouveautés liées à ce que compte apporter l'orateur dans le cas de son accession à la magistrature suprême. C'est dans ce sens qu'il a évoqué devant les habitants de la capitale des Ziban certains sujets qu'il jugea très importants dans la perspective d'enclencher le développement de la région. Parmi ces thèmes figurait celui, épineux, des terres relevant de la propriété publique. L'engagement du candidat est à inscrire, dira-t-il, dans la perspective d'encourager les agriculteurs, élément essentiel pour la relance de l'économie du pays. Clairement annoncé, Ali Benflis promet «un soutien réel aux fellahs». À l'adresse de ces derniers, Benflis annonce de nouveaux mécanismes visant à améliorer la production et de réunir les meilleures conditions de nature à assurer une commercialisation efficace des productions.Mais avant de discourir sur une spécificité de Biskra, l'ancien Chef du gouvernement a préféré s'adresser à la classe juvénile, fortement présente dans la salle omnisports, à qui il a souligné sa détermination à «en finir avec le phénomène du chômage». Dans le registre politique, le postulant à la magistrature a défendu le principe du respect de la volonté populaire. Déclarant ainsi sa détermination à ne pas «se laisser faire en cas de fraude électorale», Benflis note que l'Algérie se trouve, à l'occasion du scrutin du 17 avril, à la croisée des chemins. Pour lui, deux cheminements s'offrent au pays. «Soit le vote se déroule dans la transparence, et l'Algérie aura engagé son renouveau et sa réforme; soit on prolonge l'âge de la crise en créant les conditions de la fitna», dira l'animateur du meeting. Et c'est à partir de là qu'il s'attaquera aux dirigeants qu'il qualifia de «faussaires», qui recourent, ajoutera-t-il, à «l'accusation de la main étrangère», dès que les voix divergentes commencent à se faire entendre.A. Y.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : et
Source : www.latribune-online.com