Le Jamaïcain Usain Bolt a gagné vendredi le 100 m du meeting d'Ostrava (République Tchèque) dans le temps très moyen de 10 sec 04/100e, loin de sa meilleure performance cette saison (9.82).
Le Jamaïcain a pris un départ très moyen avant de prendre l'avantage très difficilement sur ses adversaires dans la 2e moitié de la course. Le vent était contraire (- 0,8 m/s) et le triple champion olympique aura peut-être été destabilisé par le faux départ du Sud-Africain Simon Magakwe. Il s'agit en tout cas d'une déception pour la superstar du sprint, qui espérait réaliser un chrono de l'ordre de 9.70 en venant en République tchèque. A l'arrivée, le Jamaïcain a devancé Kim Collins (Saint Kitts et Nevis), 2e en 10.19, et l'Américain Darvis Patton, 3e en 10.22. Le Britannique Dwain Chambers a pris lui la 5e place en 10.28, sa meilleure performance de la saison, encore un peu loin toutefois des minima olympiques britanniques (10.18).
UN MARATHON PAS COMME LES AUTRES
Ahmed Mostefaoui : de réelles ambitions !
A 24 ans, lorsqu'il prend part pour la première fois à une course pédestre, il ne sait pas qu'il a un réel coup de foudre pour la plus naturelle et la plus ancienne discipline sportive. En s'engageant ne 1986, par pur hasard à une course organisée par l'Institut national d'agronomie (INA) où il travaille comme agent de service, Ahmed Mostefaoui (né le 15 novembre 1962), se classe 4e sans la moindre séance de préparation. Depuis, il ne vit plus que pour la course à pied, devenue réellement son «oxygène », sa raison d'être. Même s'il n'est pas couvert de gloire, le gentil, voire le timide Ahmed, que les gens du «milieu» appellent familièrement Aouita (le grand athlète marocain), acquiert au fil des saisons, une solide réputation «d'avaleur » de kilomètres et de forcené de l'entraînement (du quotidien et souvent du biquotidien). Pris en charge au tout début de sa carrière par l'entraîneur Rabah Mechkal (ex-coach des sections d'athlétisme de l'ASSMA, du MCA et de Mohammadia) Ahmed Mostefaoui, signataire à l'heure actuelle à l'OFAC de Ouled Fayet, a réussi à donner à son parcours athlétique, un appréciable label de qualité. Evoluant chez la catégorie des vétérans, qui regroupe d'anciens «ténors» de la discipline, Ahmed peut s'enorgueillir de réussir malgré des moyens de préparation et de récupération limités mais aussi les difficultés d'ordre social (à près de 50 ans, il n'est toujours pas marié en raison de l'absence d'un logement tant promis par les responsables de l'APC de Oued S'mar), un palmarès qui fait beaucoup d'envieux. Jugez-en : 14e au marathon international de Jijel, 7e à celui du Polisario en 2007, 1er à Biskra (ultra-marathon de 55 km en 2008) où il franchira en vainqueur la ligne d'arrivée à 5 reprises, le marathon de Bouchaoui (2006, 2007, 2009, 2010 et 2011). A son âge, Ahmed Mostefaoui n'est pas encore rassasié, d'autant qu'il en a encore sous le pied. C'est donc tout naturellement qu'il ambitionne des prestations et des résultats chronométriques plus élevés. S'insufflant un moral à toute épreuve et bénéficiant des conseils avérés de Sid Ali (Allaoua) Sakhri, son entraîneur, (incontestablement le meilleur marathonien algérien de tous les temps, devant son frère cadet Azzedine, l'autre ancienne figure marquante de la spécialité), le Saïd Aouita algérien n'est pas près de s'arrêter. Malgré ses 50 ans, le rêve tourne encore pour lui. «Ahmed, venu assez tard à la pratique, a encore une réelle marge de progression. Très sérieux et dont l'hygiène de vie est exemplaire en tous points, il ne craint ni les difficultés de parcours, ni la grande charge du travail à l'entraînement, ni encore moins la réputation de ses adversaires. «Cela le stimule plutôt», a tenu à souligner le coach Sakhri, dont l'expérience et la réputation ont dépassé nos frontières. Ayant un pouls qui bat tout lentement, (environ 50 pulsations à la minute), qui lui permet de supporter les intenses efforts et de vite récupérer, Ahmed Mostefaoui est un athlète «neuf» guère érodé et qui, selon les spécialistes, n'a pas encore atteint la «maturité », athlétique. Encouragé par la directrice de l'INA, par ses coéquipiers Azzedine Sakhri et Kamel Kohil, son entraîneur Sid Ali Sakhri, ses fidèles amis Saïd, Noureddine, Hakim Zerrouki et Belaroussi, ainsi que les responsables de Ifri-Tours, Ahmed prépare activement le prochain grand marathon du 1er juin (du stade du 5- Juillet vers Bouharoun). La preuve qu'il est loin de ranger sa paire de training et ses rêves. Bravo pour le bel exemple de passion et de volonté.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Belkheir
Source : www.lesoirdalgerie.com