Biskra - A la une

Associer les industriels à son développement



Associer les industriels à son développement
Un nouveau stade est atteint au ministère de l'Agriculture. Il devient un concept dans le département de Rachid Benaïssa : celui de compter sur les industriels de l'agroalimentaire et des différents intervenants dans et entre la production et la transformation.
Auparavant dans les discours et interventions, il n'était question que des agriculteurs. Depuis l'avènement de Rachid Benaïssa à la tête du Madr, le discours a introduit et contient désormais l'appellation des éleveurs et voilà que la boucle vient d'être bouclée par l'introduction des industriels transformateurs. Cela n'est pas venu sur un coup de crayon ou par décision centralisée. C'est l'aboutissement de tout un processus qui a été lancé depuis 2008. Il y a eu d'abord la confiance retrouvée depuis que l'Etat s'est déclaré aux côtés des vrais producteurs en annonçant l'achat aux céréaliculteurs leur blé à raison de 4 500 DA le quintal. L'autre mesure phare, c'est celle du Syrpalac qui doit se parfaire, un système de régulation et surtout d'aide et de soutien des agriculteurs pour ne pas les laisser tomber en cas de surproduction et enfin l'attribution de crédits sans intérêts. Ces mesures ont permis et assuré la visibilité donc la confiance et l'engagement. Benaïssa ne voulait pas avoir affaire à des personnes individuellement mais aux professionnels réunis dans un cadre organisé. C'est ainsi que naissent des Comités interprofessionnels, devenant la cheville ouvrière pour chaque filière. Mais pour arriver à ce stade salvateur, voici la démarche : Allant crescendo dans son évolution, le département de l'agriculture, jour après jour, assoit ses bases d'une manière plus sereine. Aupravant ce n'était que l'administration qui pensait pour tous et les agriculteurs faisaient semblant de travailler. De ce fait chacun s'est cloitré dans son coin et ne se sentait plus interréssé par ce qui arrivait chez l'autre. Affaiblis par leurs divisions, les différents acteurs de l'agriculture et de l'industrie agroalimentaire disparaissaient l'un après l'autre sans qu'aucune possibilité ne leur soit offerte pour se ressaisir ou un quelconque sursis ne leur soit accordé. Les terres se monnayaient contre des lotissements, les usines de l'agroalimentaire se bradaient dans le meilleur des cas et mettaient la clé sous le paillasson. Or, les citoyens doivent manger tous les jours, d'où une obligation pour l'Etat de procurer des aliments pour subvenir à leurs besoins. Nos agriculteurs se meurent les uns après les autres, l'industrie agroalimentaire n'est pas du reste. Elle subit les mêmes attaques et comme il n'y a pas une agriculture productrice, le sort des uns et des autres est ficelé. C'est probablement les émeutes meurtrières du pain dans les pays arabes qui ont sonné le glas. La sonnette d'alarme est désormais tirée. C'est une question de souveraineté nationale et de souveraineté alimentaire. C'est pour cela que le président de la République dans son discours de Biskra de février 2009 recadre les principes de la politique du renouveau de l'économie agricole et du renouveau rural en 30 dispositions, toutes fondamentales et révolutionnaires pour mettre à l'abri la souveraineté alimentaire et nationale. Les idées ne sont pas portées par l'ensemble des partenaires. ertains en sont même foncièrement contre et farrouchement opposés à ce jour. Cependant, contre toute attente, le cours des bonnes choses fait son bonhomme de chemin dans la sérénité.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)