
Cette exposition organisée par l'Union nationale des arts culturels (UNAC), avec le soutien de la direction de l'environnement, connaît un vif succès auprès des collégiens et des lycéens.Si jamais l'idée de faire la connaissance d'un artiste irradiant l'optimisme et la joie de vivre et vivant de son art, choses assez rares pour être soulignées sous nos cieux, où l'expression artistique est la 5e roue du carrosse de la culture, faites un crochet au jardin Landon de Biskra pour aller à la rencontre d'Ameur Hachemi qui y expose 30 de ses plus belles compositions picturales jusqu'au 15 mai. Né en 1959 à Hadjout, cet artiste-peintre, miniaturiste et photographe, versé dans l'expressionnisme figuratif, est «un intoxiqué d'art, de sculpture et de peinture», dit-il.C'est que sa fibre et sa sensibilité artistique ont été aiguisées par une enfance passée près des ruines romaines de Tipasa, où il a grandi, dans tous les sens du terme, en observant les mosaïques, les frises lapidaires, les bustes antiques et l'architecture de la basilique St Sella. «Mais je préfère, à la contemplation des pierres et des vestiges, étudier et m'intéresser à l'humain dans ses dimensions historiques et ses postures face au monde dans lequel il est jeté sans mode d'emploi», fait-il remarquer.Ses tableaux représentent en effet des portraits et des scènes du quotidien de simples gens qu'ils extirpent de l'anonymat pour en faire des sujets d'art et de réflexion autour de l'aspect éphémère et vain des hommes, de la marche inexorable du temps et des diktats du destin. Formé à l'Ecole d'art contemporain de Pékin durant 3 ans et actuellement inscrit en 2e année de doctorat en histoire de l'art à Paris 8 et directeur de l'Ecole des beaux-arts de Mostaganem, Ameur Hachemi n'a jamais pensé à quitter l'Algérie comme tant de ses compatriotes, artistes ou pas.«L'Algérie est un pays recelant des beautés et des richesses culturelles, cultuelles, musicales, architecturales et historiques n'attendant que d'être peintes, reproduites, promues, montrées et mises en valeur. Nous avons échoué dans beaucoup de secteurs, mais celui de l'art doit être laissé aux artistes et hommes de culture pour le bonifier et en faire une source de richesses collectives et individuelles pour les créateurs», confie-t-il avec un sourire équivoque. Déconcertant de gentillesse et d'humilité, cet artiste a plusieurs cordes à son arc.Il produit aussi des miniatures en marbre et en argile «qui se vendent heureusement comme des petits pains, car ce n'est pas le salaire misérable de fonctionnaire du secteur de la culture qui me permet de vivre décemment et de subvenir aux besoins de ma famille, mais la vente des miniatures intéressant de plus en plus de personnes en Algérie, où un marché de l'art encore discrétionnaire se met en place», révèle-t-il.A noter que cette exposition, organisée par l'Union nationale des arts culturels (UNAC), avec le soutien de la direction de l'environnement connaît un vif succès auprès des élèves incités par leurs professeurs de musique et de dessin à aller à la rencontre de Ameur Hachemi lequel est visiblement ravi d'exposer à Biskra.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Hafedh Moussaoui
Source : www.elwatan.com