
Le produit culturel constitue une majeure partie des besoinsdes groupes de nationaux et d'étrangers qui visitent le Grand Sud algérien.L'avant-goût est donné dès qu'on approche la porte du Sud, El-Kantara, à 50 km de Biskra. Le décor est époustouflant. C'est là que l'Onat (Office national du tourisme algérien) a planté le décor pour faire valoir les richesses culturelles et civilisationnelles au profit des milliers de touristes venus des quatre coins du pays. Plus que jamais récepteur, et malgré la conjoncture socioéconomique difficile, des milliers de visiteurs s'y rendent chaque fin d'année, sachant que la période est propice. Rencontré aux Balcons de Ghouffi, un cadre, venu d'Alger en famille enterrer l'année 2016 à Biskra, témoigne : "C'est pour la troisième fois consécutive que je viens dans cette belle région. L'Onat nous a habitués aux circuits du Sud. Quand la qualité va, tout va. Ceci dit, on vient aussi pour la datte Deglet Ennour, les vestiges culturels et la culture culinaire." Il est vrai que les cures thermales à la station Hammam Essalhine sont incontournables, mais les virées dans les contrées de cette région qui recèle des sites touristiques à vous couper le souffle reprennent leurs droits dès qu'on aborde les richesses culturelles. Ainsi, les hôtes de Biskra ont sillonné les gorges d'El-Kantara et les Balcons du Ghouffi, à 60 km du chef-lieu de wilaya, comme ils ont profité des visites guidées aux musées du colonel et chahid Si L'haouas, situé à Mchounèche, et du colonel Chaâbani, les palmeraies de Djamoura, le jardin de London, Ksar Ould Brahim situé à Ghedila. Mais aussi à l'oasis Tolga et la zaouïa tidjania. Et la reine des Ziban, plus que jamais enchanteresse, a eu droit, cette année encore, à une visite de 25 ambassadeurs. C'est dire que Biskra est un musée à ciel ouvert, avec un patrimoine de 4,4 millions palmiers-dattiers, une centaine de sites qui attirent d'année en année les visiteurs. Il faut dire que l'Onat (Office national du tourisme algérien) n'a pas attendu ce moment du rush pour frapper fort au grand Sud algérien. Même si 95% de la clientèle est fidélisée par cet organisme, qui a par ailleurs revigoré la carte postale et la destination Algérie, il est clair que plusieurs programmes ont été tracés depuis le début de l'année.Des gorges, de la culture culinaire racée, des palmeraies, des khaïmate et des ksour, mais aussi des virées à l'extrême Sud algérien, l'Onat a capitalisé les expériences des quatre premières années depuis qu'elle n'émet plus de touristes, mais reçoit davantage de groupes, de familles et de clients de divers horizons. Sur l'offensive, comme l'explique le directeur général de l'Onat, Mohamed-Chérif Selatenia, "l'Onat occupe de plus de plus le terrain. Notre stratégie est essentiellement basée sur la diversification de l'offre. Certes, certains clients exigent des produits déjà connus, mais l'Onat offre toutes les possibilités pour les groupes pour découvrir les richesses culturelles et touristiques et de plusieurs manières. Nous avons capitalisé toutes nos expériences dans les villes du Sud, comme Biskra, Ghardaïa, Béchar, Timimoun, Illizi et autres Taghit. Et si l'Onat a réussi ce pari, c'est grâce à sa politique orientée vers le client". La restauration des sites en voie d'effritement se poursuit et les visiteurs ont eu droit à une halte pas comme les autres : Lichana. Ce site chargé de souvenirs et d'histoire antique s'ajoute à ceux de Sidi Okba et de la Kahina, la reine berbère. Aloui Nacer, le directeur de l'Onat de Biskra, confirme : "Biskra est devenue, au fil du temps, une destination de choix, notamment pour les visites guidées dans le Sahara. Nous sommes la porte du Sud et, du coup, beaucoup de groupes viennent à longueur d'année. C'est une destination qui attire. On gère de nouveaux visiteurs et on exporte bien le produit local." Cela fera dire à M. Selatenia que "le flux important de visiteurs n'est que la résultante d'un travail de longue haleine, et ce, malgré les conditions difficiles. Aujourd'hui, on peut dire que l'Onat a traduit sur le terrain sa stratégie à 100%. Raison pour laquelle je suis optimiste pour les années à venir pour ancrer dans les mentalités de nos clients la destination Algérie". FARID BELGACEM
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Farid BELGACEM
Source : www.liberte-algerie.com