Biskra - Revue de Presse

À l?approche de la rentrée sociale



Le Snapap annonce la couleur à Djelfa Ayant obtenu son agrément dans la circonscription de Djelfa en janvier dernier, le Syndicat national des personnels de l?administration publique (Snapap) inaugure la scène de la contestation toutes griffes dehors, par un sit-in, hier, fort d?une vingtaine d?employés agglutinés devant le siège de la direction de l?éducation. Dans un communiqué illustré d?un en-tête affichant l?aphorisme suivant « Donnez-nous des conditions suffisantes, nous vous le rendons par des esprits bien-pensants », les contestataires revendiquent le versement des salaires et des arriérés concernant tous les employés, y compris les nouveaux, et la reconsidération des listes touchées par le dernier mouvement relatif aux mutations ainsi que l?obtention d?une prorogation de l?échéance accordée aux recours. Par ailleurs, il est exigé dans le même communiqué l?apurement de la situation des enseignants suppléants, à ce jour en suspens, par le règlement de leurs appointements et pour toutes les années de référence écoulées. Le Snapap saisit également l?occasion pour remettre au goût de la contestation du jour ce qui a été longtemps réclamé plus tôt par les professeurs certifiés. Faut-il rappeler à ce titre qu?il s?agit d?un différend lié aux modalités de recrutement de cette catégorie socioprofessionnelle et à un autre litige qui dérive du zoning réorganisant la répartition de la partie sud du pays en zones bénéficiant d?une prime spécifique selon leur implantation. Au titre d?un soutien allant dans le même sens que cette revendication, ils évoquent une lettre émanant du ministère de tutelle, dont l?objet porte sur un questionnaire sur ce sujet, non sans citer à l?appui le cas de la wilaya de Biskra. Celle-ci qui a plus ou moins les mêmes particularités géoclimatiques que la partie sud de la wilaya de Djelfa, partie « lésée », continue selon eux d?attribuer cet avantage. Enfin, peut-on lire dans ledit document que chaque fonctionnaire titulaire a droit à un arrêté de nomination et à un avancement en échelons, ce qui laisse penser que cette défaillance ne serait toujours pas surmontée. Les contestataires précisent que le mouvement est « décrété » non-stop, ouvert et qu?ils entreront dans une grève de la faim le jour même. Voilà les prémices d?une rentrée sociale qui s?annonce enflammée, comme ne cessent de s?en enquérir quelques observateurs ici et là.
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