CICB Bejaia: «Abrika ne représente que sa propre personne»
Rien ne va plus au sein des Aârchs de Kabylie. La déclaration qui nous a été remise témoigne amplement d’une crise ouverte désormais entre la délégation de Tizi-Ouzou et celle de Bejaia.
Les agissements du porte-parole de la délégation en pourparlers avec le pouvoir, en l’occurrence Belaid Abrika ne sont plus du goût des délégués de Bejaia qui, à cet effet, ont tenue, hier, une rencontre extraordinaire à la maison de la culture «Taos Amrouche» de Bejaia en présence des délégués de trente communes, des parents de Martyrs et des blessés du printemps noir. La CICB a eu, donc, à traiter lors de cette rencontre le problème de la participation de deux délégués en l’occurrence Belaid Abrika et Mohand Amara, par des communications, au colloque qu’organisera l’association algérienne de lutte contre la corruption les 01,02 et 03 novembre 2006 à Alger. Les délégués de la wilaya de Bejaia, déclarent qu’ils «n’ont été consultés ni sur le principe de la participation du mouvement citoyen des Aârchs à ce colloque ni sur son programme». Partant ils «se démarquent de cette rencontre et relèvent qu’ils n’ont mandaté personne pour s’exprimer au nom du mouvement encore moins en leurs noms».
«La CICB à travers ses structures régies par les principes directeurs et le code d’honneur ne saurait s’inscrire dans une démarche dont elle ne maîtrise ni les tenants ni les aboutissants», estiment les rédacteurs qui soulignent que «le mouvement citoyen des Aârchs, né des douloureux événements du printemps noir, porte le combat de larges pans de la société pour promouvoir la citoyenneté en Algérie. Trop de sang a coulé pour que des personnes tentent, aujourd’hui, d’utiliser ce mouvement comme tremplin pour la promotion politique personnelle». Tout en soutenant que «rassembleur et foncièrement pacifique, le mouvement citoyen des Aârchs s’est doté d’une organisation horizontal», ils dénient toute représentation à Belaid Abrika: «Il n’a, par conséquent, pas de porte-parole».
«Seules les présidences triangulaires peuvent l’engager entre deux conclaves», rappellent-ils avant de souligner que «personnifier le mouvement reviendrait à trahir la mémoire des dizaines de martyrs et des milliers de blessés».
Devant ce constat, la CICB «dénonce énergiquement l’affaissement moral et la dérive politicienne de Belaid Abrika» qui, ajoute-t-elle, «ne rate aucune occasion pour tenter de ramener un mouvement qui a drainé des millions de personnes à Alger le 14 juin 2001 à sa petite personne».
Et de rappeler encore, «la CICB a eu par le biais de ses délégués à interpeller, à plusieurs reprises, Belaid Abrika dans le cadre des structures du mouvement sur ses pratiques malicieuses, mais en vain», regrette-t-on.
«La CICB n’a d’autre choix que de porter le problème sur la scène publique pour que tout un chacun assume ses responsabilités», conclut le document des Aârchs de Bejaia.
Après l’effritement de la solidarité citoyenne, le bocage du dialogue, les Aârchs font désormais face à des tiraillements internes devenus depuis peu publics. C’est la décadence en somme.
Ali Karimou
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com